Nathan-Blaise Mihindu-Mi-Nzambe, Jessye Ella Ekogha, Faustin Boukoubi, Jean Ping, Nicolas Nguema, Harold Leckat… Les tops et les flops cette semaine au Gabon

A 14 ans, Nathan-Blaise Mihindu-Mi-Nzambe est le plus jeune bachelier cette année au Gabon © DR

Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.

LES TOPS 

Nathan-Blaise Mihindu-Mi-Nzambe. A tout juste 14 ans, le plus jeune bachelier du Gabon lors de la dernière session d’août 2020 est arrivé à Washington DC aux Etats-Unis, accompagné par son père, le colonel à la retraite Jean Blaise Nzamba Ngouangui, pour y poursuivre ses études supérieures dans la cyber-sécurité. Il bénéficie d’une bourse d’études financée par l’Etat.

Jessye Ella Ekogha. Semaine chargée pour le porte-parole de la Présidence de la République qui a multiplié les interventions pour défendre, avec force arguments à l’appui, le projet de loi constitutionnelle. Interview à RFI lundi (lire notre article), conférence de presse mardi (lire notre article), messages (y compris parfois humoristiques) sur les réseaux sociaux… Ses efforts ont finalement été récompensés (voir ci-dessous).

Faustin Boukoubi. Le projet de loi constitutionnelle a été adopté à une très large majorité mercredi par l’Assemblée nationale : 120 voix pour, 15 contre et 8 abstentions. Un résultat obtenu grâce notamment aux qualités de fins manœuvriers de son président (lire notre article). Au passage, il s’est également offert le luxe cette semaine de renvoyer dans les cordes les « médias » qui se répandaient en fake news au sujet de la proposition de loi sur le mariage traditionnel (lire notre article).

LES FLOPS

Jean Ping. Aphone depuis le début de la crise du Covid-19, l’ex-leader de l’opposition a tenté de rebondir cette semaine en suscitant une polémique autour du projet de loi constitutionnelle. Mal inspiré, sa déclaration mercredi sur les réseaux sociaux, en plein réveillon de Noël, est passée largement inaperçue. Pire, dans son camp, les critiques ont fusé. Nombreux lui ont fait observer que c’est sa stratégie de boycott des élections législatives et communales en 2018 qui a affaibli son camp et laisser un boulevard au Parlement à la majorité (lire notre analyse).

Nicolas Nguema. Placé en garde à vue, puis en détention provisoire, le président du Parti pour le changement (PLC) a bénéficié d’une mesure de mise en liberté provisoire. Il n’en a cependant pas terminé avec la justice. Soupçonné de « détournement de biens saisis », les charges qui pèseraient sur lui seraient « aussi nombreuses qu’accablantes », selon des sources proches de l’enquête (lire notre article).

Harold Leckat. Le site d’information Gabon Media Time, dont il est le directeur, s’est vu administrer cette semaine une magistrale leçon de droit par le président de l’Assemblée nationale Faustin Boukoubi à l’occasion de l’examen de la proposition de loi sur le mariage traditionnel (voir supra). Un retour de boomerang pour cet avocat de formation qui se pique d’être un bon juriste.