
Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.
LES TOPS
Créol la Diva. Suite à l’émoi provoqué par la diffusion il y a une quinzaine de jours sur les réseaux sociaux de vidéos obscènes mettant en scène des lycéens, la star gabonaise, très influente auprès des jeunes, a entrepris cette semaine une tournée de sensibilisation aux bonnes mœurs et à la protection de l’image dans les établissements secondaires de la capitale, Libreville. Une initiative citoyenne unanimement saluée (lire notre article).
Pierre-Claver Maganga Moussavou. Le « journaliste » Stive Roméo Makanga a été condamné ce lundi par le tribunal de Libreville à 1 million de FCFA d’amende et 10 millions de FCFA de dommages et intérêts pour outrage et diffamation à l’encontre de l’ex-vice-président, Pierre-Claver Maganga Moussavou (lire notre article). Très en verve, ce dernier a tenu vendredi une conférence de presse pour donner sa part de vérité sur l’affaire du Kévazingogate qui lui a coûté son poste en mai 2019. Il s’en est pris violemment à l’ancien premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé (lire notre article).
Emmanuel Ondo Méthogo. Donné pour mort politiquement il y a encore quelques jours, le candidat du parti présidentiel a brillamment renversé la vapeur lors du second tour des élections sénatoriales à Bitam, remportant 100 % des suffrages exprimés. Son opposant, le candidat de Démocratie nouvelle (DN), Christian Edou Mintsa, certain de sa défaite, n’a, à l’instar de ses partisans, même pas pris la peine de se déplacer pour voter (lire notre article).
LES FLOPS
Alexandre Barro Chambrier. Coup rude pour celui qui se voyait déjà chef de file de l’opposition, en lieu et place de Jean Ping, lors de la présidentielle de 2023. Dans un courrier officiel daté du lundi 1er février, le ministère de l’Intérieur reconnait comme président du RHM Michel Menga M’Essone, l’actuel ministre de la Culture. Conséquence : les cinq des six députés, élus sous cette étiquette lors des législatives d’octobre 2018 avant de rejoindre courant 2019 le RPM, la nouvelle formation créée par Alexandre Barro Chambrier, font désormais face à un choix cornélien : soit réintégrer les rangs de leur formation d’origine, à l’instar de Serge Maurice Mabiala, soit être déchu de leur mandat, la Constitution gabonaise prohibant la transhumance politique (lire notre article).
Raymond Ndong Sima. Autrefois connu pour ses analyses pointues et objectives, l’ancien premier ministre, que d’aucuns disent de plus en plus animé par le ressentiment depuis son limogeage de la Primature en 2014, semble avoir perdu toute rigueur. Dans un post publié sur sa page Facebook il y a quelques jours, il a attribué au gouvernement des sanctions imaginaires à l’encontre des lycéens qui se sont filmés dans des postures obscènes avant d’en diffuser les vidéos sur les réseaux sociaux (lire notre article). En novembre dernier déjà, il avait publié avec beaucoup de légèreté sur ce même réseau social un post controversé, aux relents complotistes, au sujet de la dette intérieure (lire notre article).
Malick Evouna. Après sa sortie sur civière pour une blessure au genou gauche lors du match contre l’Avenir Sportif de Soliman (D1 tunisienne) le week-end dernier, le verdict, cruel, est tombé mercredi : l’attaquant du CS Sfaxien et international gabonais souffre d’une rupture des ligaments croisés qui lui impose de subir une opération chirurgicale. Il devrait être absent des pelouses pour au moins six mois. Souhaitons-lui prompt rétablissement !







