Coronavirus au Gabon : Le gouvernement dégaine l’arme du blocage des prix sur les produits utiles au ralentissement du virus

Le ministre de l'Economie et des Finances du Gabon, Jean Marie Ogandaga, très actif dans la lutte contre les potentiels effets négatfis du coronavirus (Covid-19) © DR

Dans la lutte contre le coronavirus (Covid-19), le Gabon ne se contente pas de riposter sur le seul plan sanitaire. Il est également actif sur le front alimentaire (pour prévenir toute pénurie) et plus globalement en matière économique. En témoigne l’arrêté pris lundi 16 novembre par le ministre de l’Economie et des Finances, Jean Marie Ogandaga, relatif au blocage des prix de produits d’hygiène destinés à freiner la propagation du Covid-19. 

Les produits concernés, à la fois locaux et importés, sont les gels hydro-alcooliques, les masques papiers et FFP1. Les prix de ces produits sont désormais plafonnés suivant un barème figurant dans l’arrêté ministériel. Cette mesure exceptionnelle est prise « dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19 sur toute l’étendue du territoire nationale (…) pour une durée de six mois », précise l’arrêté (reproduit ci-dessous)

Très actif sur le front de la lutte contre les effets du coronavirus, le ministre de l’Economie, Jean Marie Ogandaga a, ces derniers jours, multiplié les initiatives pour prévenir toute pénurie de produits alimentaires (via la mise en place d’un numéro vert, le 2550, destiné aux importateurs – lire notre article) ou pour limiter l’impact économique d’une potentielle crise sanitaire (avec la mise en place d’une cellule de veille au sein du ministère ayant vocation à éclairer le ministre en vue de décisions rapides et ciblées).

D’une manière générale, la stratégie de riposte des autorités gabonaises, réactive et exhaustive (étendue au-delà de la seule dimension sanitaire également aux aspects alimentaires et plus généralement économiques), est pris en exemple ailleurs en Afrique où le virus continue de se propager mais à une vitesse moindre qu’en Europe. Elle fait aujourd’hui des émules comme au Rwanda, au Sénégal, etc. (lire notre article à ce sujet)