Alexandre Awassi, Cyriaque Andjoua, Jocelyn Ename, Alexandre Barro Chambrier, Anges Kevin Nzigou, Bruno Ben Moubamba… Les tops et les flops cette semaine au Gabon

Le jeune député du Haut-Ogooué, Alexandre Awassi, est l'un des talents politiques les plus prometteurs au Gabon © DR

Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.

LES TOPS 

Alexandre Awassi. Le jeune et fringant député du 2ème siège de la commune de Moanda, considéré comme l’un des talents politiques les plus prometteurs au Gabon, propose d’étendre la loi du 5 septembre 2016 sur le harcèlement, jusqu’alors limitée au champ professionnel, en milieu scolaire, universitaire et familial. Sa proposition de loi est actuellement en cours d’examen à l’Assemblée nationale (lire notre article).

Cyriaque Andjoua. Suite au décès le 18 avril dernier, à 90 ans, de Fidèle Andjoua Ondimba, le frère ainé de feu le président Omar Bongo Ondimba et l’oncle de l’actuel chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba (lire notre article), c’est son fils, Cyriaque Andjoua, conseiller à la présidence de la République, qui est devenu le maître du « Ndjobi », un rite très pratiqué dans le Haut-Ogooué.

Jocelyn Ename. Devenu paraplégique suite à une mauvaise chute lors d’un tournoi international en Côte-d’Ivoire en 2014, l’ancien judoka gabonais percevra 50 millions de FCFA de l’État et bénéficiera d’une prise en charge adaptée, a annoncé le ministère des Sports lundi. Il pourra en outre bénéficier d’un programme de reconversion réservé aux sportifs de haut-niveau souffrant d’un handicap (lire notre article).

LES FLOPS

Alexandre Barro Chambrier. Une ordonnance du juge des référés du tribunal de première instance de Libreville, datée du 16 avril dernier, a débouté le patron du RPM dans l’affaire qui l’oppose à Michel Menga M’Essone concernant la présidence du RHM, a-t-on appris cette semaine. Les juges ont considéré qu’Alexandre Barro Chambrier n’avait tout simplement pas qualité pour ester en justice au motif que le RPM, parti qu’il prétend avoir créé sur les vestiges du RHM, n’existe pas légalement, les formes entourant la création d’un parti politique n’ayant pas été réunies. Un revers cinglant pour l’opposant qui a été condamné aux dépens (c’est à dire à payer les frais de Justice engagées par la partie défenderesse) mais qui, surtout, risque de perdre les cinq députés (sur six) qui lui sont, à ce jour, restés fidèles (lire notre article).

Anges Kevin Nzigou. Plus connu pour son goût des médias que pour ses talents d’avocat, celui qui assure la défense de Brice Laccruche Alihanga à l’occasion de son procès devant le tribunal correctionnel de Libreville enchaine les déconvenues. Non content de n’avoir pas pris connaissance du dossier de son client dans les délais et d’avoir menti lors d’une conférence de presse pour tenter de le masquer (lire notre article), le jeune avocat, que d’aucuns disent inexpérimenté, se voit reprocher aujourd’hui son système de défense pour le moins hasardeux. Celui-ci revient ni plus ni moins à valider la thèse de l’accusation selon laquelle l’ex-directeur de cabinet de la Présidence aurait falsifié son acte de naissance (lire notre article). Un comble !

Bruno Ben Moubamba. L’ancien vice-premier ministre, qui se fait désormais appelé Imhotep Vladimir Ben Moubamba, dans un mélange d’Egypte antique et de Russie moderne, s’est, dans un post publié cette semaine sur sa page Facebook, autoproclamé héritier d’André Mba Obame, de Pierre Mamboundou et… d’Ali Bongo Ondimba. Rien de moins ! Une énième publication ésotérique dont on ne sait s’il faut en rire ou en pleurer.