Rose Ossouka Raponda, Liliane Massala, Marc Logan, Guy Nzouba-Ndama, Jean-Marie Ogandaga, Jean Ping… Les tops et les flops cette semaine au Gabon

Cette semaine, le premier ministre gabonais, Rose Christiane Ossouka Raponda, a reçu à une très large majorité la confiance des députés suite à son discours de politique générale © DR

Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse. 

LES TOPS 

Rose Christiane Ossouka Raponda. Le premier ministre a prononcé vendredi devant les députés un discours de politique général jugé particulièrement convaincant en raison de son caractère concret et de la hiérarchisation des priorités. Celui a remporté une très large majorité des suffrages : 124 voix pour et seulement 13 contre (lire notre article ici et ici).

Liliane Massala. Celle qui était jusqu’à présent secrétaire général du ministère de la Communication a été nommé jeudi, en conseil des ministres, ambassadeur du Gabon en France et auprès de l’OIF. Un poste à la mesure de cette diplômée de l’Université du Québec, qui a occupé de nombreux postes au sein de la diplomatie gabonaise. Une nomination qui illustre la politique très volontariste de féminisation des plus hautes fonctions publiques au Gabon et qui est perçue très favorablement par Paris, pour des raisons de profil mais également de fond (lire notre article).

Marc Logan Tchango Nang-Nguema. Considéré comme l’une des valeurs montantes de la vie politique gabonaise, il n’en finit pas de grimper les échelons. Après avoir remporté quatre élus à la mairie de Port-Gentil en octobre 2018 sous l’étiquette du Réveil Républicain (RR) dont il est le président, il a intégré en mars dernier le bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG). Ce vendredi, en conseil des ministres, il a été nommé conseiller spécial du président de la République, Ali Bongo Ondimba (lire notre article). Une consécration pour celui qui entend faire de la « politique autrement » et qui s’est particulièrement illustré par son engagement lors de la crise du Covid-19.

LES FLOPS

Guy Nzouba-Ndama. Le groupe des Démocrates à l’Assemblée nationale, émanation du parti dont il est le président, a eu beau formellement ce vendredi voter contre la confiance au premier ministre suite à son discours de politique générale, plusieurs des députés issus de ses rangs ont confié l’avoir fait davantage par « respect des consignes » et de la « discipline de groupe ». Plusieurs d’entre eux ont en effet confié en off avoir trouvé « convaincant » le propos du chef du gouvernement (lire notre article), se disant même prêts à renoncer à une « stratégie d’obstruction systématique » au profit d’une « attitude plus constructive ».

Jean-Marie Ogandaga. Cette semaine, la lettre que lui a adressée en août dernier la Présidence de la République au sujet du conflit latent avec les syndicats des régies financières de l’Etat et de la manière de le régler a été éventée sur les réseaux sociaux. Si certains y ont vu un « rappel à l’ordre » du ministre de l’Economie et de la Relance, c’est en tout la réitération de la volonté de la plus haute institution du pays de voir régler avec diligence et efficacité chaque dossier. « Jouer le pourrissement comme par le passé n’est désormais plus une option », insiste-t-on au Palais du Bord de mer (lire notre article).

Jean Ping. Cette semaine, l’ex-leader de l’opposition gabonaise a vu ses derniers espoirs de voir ouvrir une enquête au sujet des incidents post-électoraux de 2016 définitivement douchés. Les sanctions des Etats-Unis contre le procureur de la Cour Pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda est une « invitation sous contrainte » faite à cette juridiction à faire preuve de plus de « discernement » et de « sélectivité » dans le choix de ses dossiers. Dans ce contexte, le cas gabonais, perçu comme l’un des plus fragiles, s’étant déjà vu opposer une fin de non recevoir en septembre 2018 par le procureur du Tribunal de La Haye, il est désormais irrévocablement enterré (lire notre article).