
Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.
LES TOPS
Noureddin Bongo Valentin. Le coordinateur général des affaires présidentielles a accordé cette semaine sa toute première interview à un média (lire notre article). C’est le site d’information panafricain en ligne, l’Agence EcoFin, réputé pour son caractère pointu en matière économique, financière et sociale, qui a décroché le gros lot. Noureddin Bongo Valentin y explique sa vision du développement du Gabon, son rôle exact aux côtés du président de la République ou encore sa perception des débats – pas toujours bien inspirés – qui agitent le franc CFA (lire notre article). Au passage, il revient sur les allégations diffusées sur les réseaux sociaux qui lui dénient la nationalité gabonaise. Sa réponse, cinglante, vaut le détour (lire notre article). Au final, une interview sans langue de bois, très instructive et, à nombre d’égards, décapante. A lire absolument (ici).
Sinopharm. Vendredi, un an jour pour jour après l’apparition du virus sur son territoire, le Gabon a reçu 100 000 doses du vaccin produit par ce laboratoire chinois dont l’efficacité est aussi élevé que les autres vaccins sur le marché comme le montre l’ensemble des études internationales (lire notre article). « Si le Gabon accélère en matière de vaccin, c’est grâce à l’activisme du Président de la République, Ali Bongo Ondimba, et à sa diplomatie sanitaire », a commenté sur Twitter son porte-parole, Jessye Ella Ekogha (lire notre article). Des centaines de milliers d’autres doses, produits par des laboratoires différents (Spoutnik-V, AstraZeneca…), sont attendus très prochainement. « Il y en aura pour tout le monde », ont assuré les autorités. Le Gabon, considéré comme l’un des pays les plus efficaces en Afrique dans la riposte contre la Covid-19 (lire notre article) en dépit d’une terrible seconde vague épidémique qui le frappe depuis trois mois, entend désormais montrer l’exemple en matière de vaccination.
Rose Christiane Ossouka Raponda. Vendredi, la première ministre gabonaise a été dépêché par le président Ali Bongo Ondimba à Bata pour assister à la cérémonie d’hommages aux victimes des explosions qui ont ravagé dimanche un camp militaire de la capitale économique équato-guinéenne et fait 107 morts et 615 blessés, selon un bilan encore provisoire (lire notre article). Dans la foulée, elle s’est entretenue avec le chef de l’Etat Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Rose Christiane Ossouka Raponda, et a annoncé un don de 500 millions de francs CFA de la part des autorités gabonaises pour venir en aide aux populations sinistrées de Mbata (lire notre article).
LES FLOPS
Andjoua Bongo Ondimba Moctar. Ce commerçant d’origine libanaise a été reconnu coupable mercredi, le tribunal de Franceville de « coups volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique » (lire notre article). Il a écopé d’un an de prison dont 8 mois ferme et des dommages et intérêts d’un montant de 3 millions de FCFA à verser à sa victime. Fin février, avec ses frères, qui ont eux aussi été sanctionnés, il avait agressé Jules Ferry Ndoumou, le deuxième adjoint au maire du chef-lieu du Haut-Ogooué. La vidéo de cette agression, qui avait circulé sur les réseaux sociaux, avait particulièrement ému l’opinion (lire notre article).
Bernabé Bangalivoua. Le gouverneur du Moyen-Ogooué, qui a tenté de faire passer, le 11 mars, une circulaire mettant fin à la gratuité de la délivrance des autorisations spéciales de circuler dans le pays à partir de la province dont il est chargé de la supervision, s’est sèchement fait rappeler à l’ordre par son ministère de tutelle. « Tous les actes délivrés dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19, autorisant les déplacements à titre exceptionnel des populations, sont gratuits », a rappelé le ministère de l’Intérieur, dirigé par Lambert-Noël Matha.
Guy Nzouba Ndama. Afin de maximiser ses chances d’obtenir le poste de 2e questeur lors de la composition du bureau de la 5e législature du Sénat, Les Démocrates, parti dont il est le président, avait déclaré que son rival, le PSD, devait être rangé non dans l’opposition mais dans la majorité. Des propos qui lui ont valu un recadrage de la part du président de ce parti, Pierre-Claver Maganga Moussavou. « Quand le PSD décide d’être dans la majorité tout le Gabon le sait. Je n’ai pas besoin de me cacher derrière mon petit doigt. Aujourd’hui comme depuis l’avènement d’Ali Bongo Ondimba, le PSD est dans l’opposition », a cinglé celui-ci cette semaine sur les antennes de Radio Gabon. Un épisode, l’énième du genre, qui illustre les vives tensions au sein de l’opposition gabonaise, minée par des querelles de personnes et dont l’unité, de façade en 2016, n’est plus qu’un lointain souvenir.







