
En dépit de la crise du Covid-19 et à l’instar du pétrole et du manganèse, la production d’hévéa s’inscrit en forte hausse durant les trois premiers mois de l’année.
La production d’hévéa, qui sert à la confection de caoutchouc, a fortement augmenté, en particulier pour le caoutchouc humide (+ 31 %) et le caoutchouc usiné (+ 14 %) grâce notamment à la mise en exploitation progressive des plantations d’Olam Rubber à Bitam.

Les exportations de caoutchouc, en revanche, ont enregistré une baisse de 17,5 % à 2 609 tonnes du fait de la contraction de la demande mondiale (en particulier asiatique) en raison de la crise du Covid-19, entraînant un repli de 2,7 % du chiffre d’affaires de la filière à 2,3 milliards FCFA.
En matière d’emploi, les effectifs ont reculé de 13,1 % à 1 076 agents pour une masse salariale de 887 millions FCFA, en repli de 12 % par rapport à fin mars 2019.
Malgré tout, dans l’ensemble, compte tenu du contexte, ces résultats sont positifs, jugent les analystes. L’hévéa rejoint donc le pétrole (lire notre article) et le manganèse (lire notre article) qui ont eux aussi bien résisté lors du premier trimestre 2020, démontrant ainsi la solidité et la capacité de résilience de l’économie gabonaise.
L’hévéa, dont le Gabon est l’un des principaux producteurs en Afrique, est emblématique de la politique de diversification du pays mis en place il y a une dizaine d’années pour s’extraire de la dépendance à l’égard des matières premières extractives. Sa culture répond à des exigences strictes en matière de respect de l’environnement et de développement durable, le Gabon ayant fait de l’écologie l’un de ses axes forts en matière de politique intérieure et de diplomatie.







