Environnement : Lee White, un « écologiste intransigeant » qui « crédibilise » l’action du Gabon contre le changement climatique

Lee White dimanche 22 septembre à New York lors d'un événement parallèle co-organisé avec l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI) © Twitter/Lee White

Présent à New-York à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de l’ONU, le nouveau ministre gabonais de l’Environnement fait sensation. 

Il est l’ami du Prince Charles, réconnu pour son combat en faveur de la protection de la Nature. Il tutoie Nicolas Hulot, l’ex-ministre français de l’Ecologie. Il faut dire que Lee White, un Gabonais d’origine britannique, nommé ministre de la Forêt, de la Mer, de l’Environnement chargé du plan climat en juin dernier, est un « écologiste intransigeant », comme le dépeint une dépêche récente de l’AFP. Pur et dur.

« C’est un militant de la première heure de la protection de l’environnement et notamment de la forêt équatoriale en Afrique centrale. Il est convaincu et convaincant », s’enthousiasme un responsable de Greenpeace, une ONG environnementale, présente à New-York.

« Il est aussi à l’aise parmi les diplomates à New-York qu’au milieu de la forêt équatoriale avec les gardes des Parcs nationaux. D’ailleurs, il troque souvent le costume et la cravate pour le treillis et les rangers », complète un membre du WWF, une autre grande ONG internationale spécialisée dans la protection de la nature, qui dit suivre avec attention le travail du nouveau ministre gabonais sur le terrain.

« Lee (White) est très pointu sur les sujets d’environnement. C’est l’un des meilleurs connaisseurs de la forêt équatoriale en Afrique centrale. Sa nomination comme ministre de l’Environnement m’a réjoui » , a déclaré son homologue norvégien, Ola Elvestuen, avec lequel il a signé dimanche un accord historique au terme duquel la Norvège paiera le Gabon pour ses efforts en matière de lutte contre la déforestation (lire notre article).

Présent à New-York pour assister au sommet extraordinaire sur le climat convoqué par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, le Professeur Lee White en a profité pour participer dimanche 22 septembre à un événement parallèle co-organisé avec l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI) sur le thème : « La forêt d’Afrique centrale se mobilise », sous-entendu en faveur du changement climatique.

« Nous devons redonner à la forêt du bassin du Congo sa vraie valeur aussi bien climatique qu’économique », a déclaré Lee White à cette occasion, plaidant pour un « investissement massif dans la protection de la forêt d’Afrique centrale et ses écosystèmes, qui est indispensable à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris et aux Objectifs de développement durable de l’Agenda 2013 des Nations unies ».

« Lee White concours à crédibiliser l’action du Gabon en faveur de la protection de l’environnement. C’est incontestable. On peut tout lui reprocher mais pas le fait d’être opportuniste, de surfer sur la vague de la protection de l’environnement, très en vogue aujourd’hui. Dès son plus jeune âge, il a dédié sa vie à ce combat et en particulier à la protection de la forêt tropicale en Afrique centrale », confie un ministre européen qui a participé à New-York à l’événement co-organisé avec l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI).

En ces temps de changements climatiques accélérés, la mission de Lee White est impérieuse. Son pays, le Gabon, est recouvert à 85 % par la forêt équatoriale, soit 10 % du total de cet épais tissu forestier humide qui, avec ses 240 millions d’hectares, constitue le deuxième poumon vert de la planète, juste derrière la forêt amazonienne.

Lire le portrait de Lee White en cliquant sur l’article suivant : Lee White, grand défenseur de l’environnement d’origine britannique, naturalisé gabonais il y a plus de dix ans, nommé ministre des Forêts