Covid-19 : Plus que 353 cas actifs au Gabon

Le nombre de cas actifs, positifs au Covid-19, au Gabon n'est plus que de 353 à la date du vendredi 23 octobre, un chiffre jamais atteint depuis tout début avril © DR

Considéré par l’OMS et les autres institutions internationales comme l’un des pays les plus efficaces dans la riposte face au Covid-19, le Gabon est pratiquement repassé sous la barre des 350 cas actifs. Du jamais vu depuis tout début avril dernier, peu après le déclenchement de l’épidémie sur son sol. 

Ce vendredi, à l’occasion de son dernier compte-rendu, le Comité de riposte contre le Covid-19 au Gabon a annoncé 18 nouveaux cas mais 33 nouvelles guérisons. Résultat, le nombre de cas actifs, déjà en net recul, baisse encore. A la date d’hier, il n’était plus que de 353, un chiffre jamais observé depuis avril dernier peu après l’apparition du virus dans le pays.

Ces résultats sont d’autant plus encourageants que le pays effectue un nombre de plus en plus conséquent de tests (près de 3 000 par jour en moyenne) grâce à ses 7 centres de tests, dont le super-laboratoire du Pr Daniel Gahouma ou encore le CIRMF, l’un des rares laboratoires classés P4 en Afrique.

Ces deux derniers jours, le Gabon a testé 6537 personnes, a indiqué le Copil dans son dernier compte-rendu (lire notre article).

L’équivalent de plus de 10 % de la population déjà testée

Conséquence : au fil des semaines, le Gabon ne cesse de conforter son statut de pays qui, en Afrique, effectue le plus grand nombre de tests par rapport à sa population. A ce jour, le Gabon, qui a effectué 225 105 tests, a testé l’équivalent de plus de 10 % de sa population, ce qui est inédit sur le continent (lire notre article).

Autre bonne nouvelle, le nombre de décès liés au Covid-19 n’augmente plus. Il n’est que de 54 décès. Début juillet, ce chiffre était de 51. Résultat, le Gabon est en Afrique l’un des pays où le taux de létalité (c’est-à-dire de mortalité dû au virus) est le plus faible.

Ces bons résultats ont incité la semaine dernière les autorités gabonaises à décider d’une seconde série de mesures d’assouplissement des restrictions mises en place dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire (lire notre article).

Celles-ci continuent toutefois d’appeler à la prudence, ainsi qu’au respect des mesures barrières et des règles d’hygiène. Ailleurs dans le monde en effet, la pandémie, après une accalmie passagère est repartie ces dernières semaines à la hausse (lire notre article).

Cette semaine, le président français Emmanuel Macron a annoncé un durcissement du couvre-feu instauré dans plusieurs grandes villes de France et une majorité de départements pour tenter de freiner la circulation du virus et éviter la saturation du système hospitalier comme en avril dernier (lire notre article).