Ali Bongo Ondimba, Lee White, Aaron Boupendza, Edgard Owono Ndong, Satcon, Paulinel Meye-Ovono… Les tops et les flops cette semaine au Gabon

L'attaquant gabonais Aaron Boupendza a réussi une super saison avec le club turque de Hatayspor © DR

Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.

LES TOPS 

Ali Bongo Ondimba. Le président gabonais était durant toute cette semaine à Londres dans le cadre d’une visite de travail menée au pas de charge (lire notre article). Il y a rencontré le Prince Charles, avec lequel il entretient des relations d’amitié, pour discuter des problématiques liées au climat et à la biodiversité (lire notre article). Il s’est également entretenu avec Patricia Scotland, la secrétaire générale du Commonwealth, afin de finaliser l’adhésion du pays à cette organisation (lire notre article). « Un tournant historique pour le Gabon », s’est réjoui Ali Bongo Ondimba. Mais aussi un bouleversement géopolitique en Afrique francophone. 

Lee White. Avec Noureddin Bongo Valentin et Jessye Ella Ekogha, le ministre de l’Environnement fait partie des « happy few » qui ont accompagné le président Ali Bongo Ondimba à l’occasion de sa visite de travail à Londres. Une ville qu’il connait parfaitement. Avant d’acquérir il y a près d’une quinzaine d’années la nationalité gabonaise, ce natif de Manchester était citoyen britannique. Lors de son séjour londonien, Lee White, très à l’aise dans le monde anglophone, s’est en particulier entretenu avec Alok Sharma, le président de la COP 26, prévue à Glasgow (Ecosse) en novembre prochain (lire notre article). Un événement dont le Gabon, qui préside le groupe des négociateurs africains sur le climat, sera l’un des principaux protagonistes.

Aaron Boupendza. Pour sa première saison avec Hatayspor (D1 turque), l’international gabonais a enflammé le championnat turc qui s’est achevé ce weekend. Avec 22 réalisations, il en a été sacré meilleur buteur. Aaron Boupendza a devancé Cyle Larin (Beşiktaş) et Mame Biram Diouf (Hatayspor), auteurs chacun de 19 buts cette saison. Un exploit à saluer à sa juste valeur !

LES FLOPS

Edgard Owono Ndong. Lors d’une conférence de presse cette semaine, le 3ème vice-président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) s’est lancé dans une interprétation singulière de l’ordonnance rendue le 16 avril dernier par le tribunal de première instance de Libreville. Une décision en tous points favorable à Michel Menga M’Essone, l’actuel président du RHM, qui indique clairement que le RPM, créé par Alexandre Barro Chambrier sur – prétendument – les vestiges du RHM, est dépourvu d’existence juridique. Logiquement, l’actuel ministre de la Culture devrait récupérer dans son giron les cinq députés sur six du RHM (élu en octobre 2018 sous l’étiquette du RPM) qui sont, à ce jour encore, restés fidèles à l’ex-baron du PDG, devenu opposant radical sur le tard (lire notre article). Mais pour combien de temps encore ?

Satcon. Lundi 10 mai, la société de distribution de chaînes câblées de télévision Satcon a été condamnée par la Haute autorité de la communication à payer une amende record de 20 millions de francs pour violation de la loi gabonaise sur les droits d’auteur et les droits voisins. « L’entreprise Satcon s’obstine à diffuser de manière continuelle les compétitions de l’UEFA, de La Liga espagnole, de la Premier League, [de la] Bundesliga et du championnat italien en reprenant de manière frauduleuse le signal des chaînes internationales telles que Supersport, Star times, RMC sport, Canal + et particulièrement celui de Bein Sport de manière flagrante sans en détenir les droits de diffusion  », a indiqué la HAC à l’issue de sa séance plénière extraordinaire.

Paulinel Meye-Ovono. L’audience foraine a eu lieu vendredi 7 mai dernier. Mais c’est cette semaine que le verdict du tribunal de première instance d’Oyem est tombé. Le 1er adjoint au maire du 1er arrondissement du chef-lieu de la province du Woleu-Ntem a été condamné pour faux en écriture publique. Celui-ci a, moyennant finance, frauduleusement établi des actes de naissance au bénéfice notamment de ressortissants camerounais. Il a écopé de deux ans de prison, dont un avec sursis, de 200 000 FCFA d’amende et d’une peine d’inéligibilité. Le signe qu’au Gabon, la lutte contre la corruption ne se résume pas au sommet de l’Etat mais touche l’ensemble des provinces.