Ali Bongo Ondimba, Jessye Ella Ekogha, Fernand Ngoussi, Pierre-Emerick Aubameyang, Jean Ping, Pierre Alain Mounguengui… Les tops et les flops cette semaine au Gabon

L'opposant Jean Ping, qui voit son influence se réduire de plus en plus dans le camp de l'opposition gabonaise, tente (maladroitement) de reprendre la main © Facebook

Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.

LES TOPS 

Ali Bongo Ondimba. Le président gabonais a été l’un des acteurs les plus remarqués du Sommet UE-UA qui s’est déroulé cette semaine à Bruxelles. Entre ces prises de parole sur l’environnement (lire notre article) et la formation (lire notre article), son accolade très chaleureuse avec Emmanuel Macron (lire notre article), ses entretiens avec de nombreuses personnalités comme Ursula von der Leyen (lire notre article) ou Tony Blair (lire notre article), le numéro un gabonais, dont le pays est membre du Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2022-2023, a fait la démonstration qu’il était incontournable sur la scène diplomatique (lire notre analyse).

Jessye Ella Ekogha. Alors qu’il n’y été pas obligé, le porte-parole de la Présidence gabonaise a accepté de donner suite, en qualité de simple témoin, à la demande d’audition de la juge française, Elodie Meryanne, qui a ouvert une information judiciaire portant sur les conditions de détention au Gabon des frères Brice et Grégory Laccruche Alihanga qui possèdent la double nationalité. Il s’est rendu à cette fin à Paris le 7 février dernier. « La Présidence, que je représente ici et qui n’est nullement mise en cause dans ce dossier, je tiens à le préciser, n’a absolument rien à cacher. Nous sommes dans la transparence. J’ai donc répondu aux questions de la magistrate. Mon audition s’est passé dans un climat cordial et très serein », a-t-il confié à La Libreville. En réalité, le Gabon n’a rien à craindre dans ce dossier, indépendant de l’affaire de corruption qui vaut aux frères Laccruche leur incarcération. En revanche, une telle démarche pourrait s’avérer pour ces derniers contreproductives (lire nos explications).

Fernand Ngoussi. Alors qu’elle avait été fallacieusement chiffrée par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), fin janvier, à 7 000 milliards de FCFA, soit 75% du PIB, le directeur général de la dette a cette semaine remis les points sur les « i ». La dette du Gabon ne dépasse pas les 65 % du PIB a-t-il démontré, preuves à l’appui. En réalité, la CDC avait malencontreusement intégré dans son calcul des éléments qui n’auraient pas dû y être intégrés (lire notre article)

LES FLOPS

Pierre-Emerick Aubameyang. Prestation en demie teinte pour l’attaquant gabonais, tout juste transféré d’Arsenal, qui a fait ses débuts sous le maillot du FC Barcelone ce jeudi en 16e de finale de la Ligue Europa face à Naples. Résultat : le Barça n’a pu faire mieux à domicile que match nul, un partout (lire notre article).

Jean Ping. Alors que le président Ali Bongo Ondimba ressort renforcé du Sommet UE-UA dont il a été l’un des principaux acteurs côté africain, l’opposant, candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016, n’a rien trouvé de mieux que de relancer ce samedi le débat éculé sur la vacance du pouvoir présidentiel, au risque d’apparaître en complet décalage avec la réalité. Emmanuel Macron, Ursula von der Leyen, Tony Blair, etc., qui se sont entretenus cette semaine à Bruxelles avec le numéro un gabonais, doivent en effet bien rire à cette heure-ci… En réalité, cette sortie, qui intervient après un long silence, avait davantage des accents crépusculaires pour Jean Ping lui-même qui, à 80 ans, n’a, semble-t-il, plus rien à proposer aux Gabonais et n’a jamais été aussi proche de la retraite politique. Son propre camp fait d’ailleurs tout pour l’empêcher de se représenter en 2023.

Pierre Alain Mounguengui. Il n’y aura pas de club gabonais en Ligue des champions cette année. Dans le règlement 2021-2022 de la Ligue des champions, la CAF indique que  « si pour une raison quelconque, la ligue nationale d’une fédération a été arrêtée plus d’une année, la fédération en question ne pourra engager aucun club à la Ligue des champions». Selon le nouveau règlement, le Gabon se retrouve donc disqualifié d’office, le championnat national de football ayant été suspendu depuis mars 2020. Un argument supplémentaire pour inciter la Fegafoot, dont Mounguengui est le président, pour relancer le championnat.