
Ce mercredi matin, le prix du baril de brent était en hausse de 10 %, repassant la barre des 25 dollars.
Cette hausse s’explique par les déclarations, hier mardi, du président américain Donald Trump qui s’est dit prêt, si nécessaire, à prendre part aux discussions prévues entre la Russie et l’Arabie saoudite sur l’effondrement du marché pétrolier mondial, qui a provoqué une guerre des prix entre Moscou et Ryad.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à la Maison blanche, il a indiqué avoir eu d’« excellents » échanges distincts avec le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salman, et le président russe, Vladimir Poutine. Il y a quelques jours, Donald Trump avait qualifié de « folle » la guerre des prix que se livrent Russie et Arabie saoudite.
De son côté, la Russie a annoncé lundi que Trump et Poutine sont convenus que des responsables américains et russes du secteur de l’énergie se rencontreraient afin de discuter de la chute des cours du brut.
Le marché pétrolier est simultanément confronté à un choc d’offre (surabondante du fait de la guerre des prix entre Ryad, Moscou et Washington) et à un choc de demande avec la pandémie de coronavirus, qui a mis un coup d’arrêt brutal à l’activité mondiale et menace des secteurs gourmands en pétrole comme le transport aérien et l’automobile.
Résultat : le prix du brut a atteint un plus bas en 18 ans, passant sous la barre des 20 dollars.
A l’instar des autres pays producteurs, le Gabon, qui produit 200 000 barils / jours, souffre de cette situation, le pétrole représentant près de 70 % de ses exportations et plus de 40 % de ses recettes budgétaires.







