
L’objectif de cette réunion, qui se tiendra en visioconférence, est de mettre un terme à la guerre des prix en abaissant de façon massive la production, de l’ordre de 10 millions de barils / jours sur les 25 millions produits actuellement.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés ont invité 10 autres Etats, dont les Etats-Unis, à la réunion par visioconférence ce jeudi pour tenter de stabiliser le marché du brut.
L’Opep, basée à Vienne, a invité, outre ses partenaires habituels de l’Opep+ comme la Russie, 10 pays producteurs avec lesquels elle ne coopère pas d’ordinaire mais qui sont concernés par la chute des prix : les Etats-Unis, le Canada, le Royaume Uni, la Norvège, le Brésil, l’Argentine, la Colombie, l’Egypte, l’Indonésie ainsi que Trinidad et Tobago.
L’objectif de la réunion est une réduction de la production à hauteur de 10 millions de barils par jour (mbj), un volume colossal destiné à enrayer la chute des cours du pétrole plombés depuis des semaines par la crise du coronavirus et une guerre des prix de l’or noir opposant Moscou et Ryad.
Hier, le président américain a dit disposer de nombreuses options si l’Arabie saoudite et la Russie venaient à échouer à conclure un accord sur une réduction de leur production afin de compenser la chute de la demande. Par le passé, le président américain avait déjà confié envisager d’imposer des droits de douane sur le pétrole afin d’aider les producteurs américains.
Le Gabon réintègre l’OPEP en 2016
Le Gabon, qui produit aujourd’hui 0,2 mbj (200 000 barils / jours) après être monté à 0,35 mbj dans les années 1990, participera lui aussi à cette réunion. Le pays a en effet réintégré l’OPEP en 2016 après l’avoir quitté en 1995. Il est l’un des trois membres de cette organisation (qui en compte 14 au total) en Afrique centrale (les deux autres étant le Congo Brazzaville et la Guinée équatoriale ; à l’inverse, le Cameroun et le Tchad n’en font pas partie).
A l’instar des autres pays producteurs, le Gabon souffre de cette guerre du pétrole, celui-ci représentant près de 70 % de ses exportations et plus de 40 % de ses recettes budgétaires. Une remontée du cours du brut serait pour lui une bonne nouvelle en cette période d’attrition de la demande liée au Covid-19.







