Le Gabon « impressionne » le FMI en ramenant sa dette de 78 % du PIB en 2020 à 55 % en 2022

Le représentant du FMI au Gabon, Agou Gomez Gbedia Twitter © Twitter/AGG

Auditionné par le parlement gabonais le 15 novembre dernier, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) s’est montré particulièrement quant aux perspectives de l’économie gabonaise, se disant au passage « impressionné » par l’effort de réduction de l’endettement du pays.

Après l’ONU qui félicite le Gabon pour ses actions dans la lutte contre les dérèglements climatiques (lire notre article), au tour du FMI d’en faire de même sur l’économie.

« Lorsqu’en 2021, nous faisions le programme du FMI, on souhaitait réduire la dette du pays de 78 % à 70 % du PIB (produit intérieur brut) en 2024. En 2022, le pays a déjà sa dette bien en deçà de cet objectif. La dette du Gabon est autour de 55 % du PIB. Cela signifie qu’il y a eu un renforcement notable de la qualité de la situation financière du pays en lien avec une politique budgétaire relativement prudente, mais surtout aidée avec la hausse du prix du pétrole », a indiqué Agou Gomez au cours de la conférence de presse qui a suivi son audition devant le Parlement gabonais.

A fin mars 2022 selon des données de la direction générale de la Dette (DGD), l’encours de la dette publique du Gabon était d’environ 7000 milliards de FCFA.

Dans la même veine, selon le FMI, la croissance devrait connaître la même embellie en 2022 au Gabon. Partie de 1,5 % en 2021, elle devrait atteindre 2,7 % en 2022, puis 3,7 % en 2023. Une nouvelle d’autant plus bonne que cette embellie devrait être tirée par le rebond du secteur hors-pétrole, notamment, les activités minières, agricoles, du bois, des télécommunications ainsi que des industries de transformation.

Le FMI recommande au Gabon de poursuivre sur cette très bonne trajectoire afin, qu’en cas de choc à venir, l’économie du pays se montre encore plus résiliente. Parmi les pistes évoquées, l’institution de Bretton Woods recommande de réduire les exonérations fiscales aux secteurs qui ne touchent pas à la vie des populations et réorienter les subventions pour qu’elles soient exclusivement bénéfiques aux populations économiquement faibles.