
Le pays a fait du développement de l’agriculture l’une de ses priorités pour développer l’emploi, lutter contre l’exode rural et réduire la facture des importations de denrées alimentaires.
Lors de son séjour fin avril dernier en Chine, le ministre gabonais de l’Agriculture, Biendi Maganga Moussavou, s’est entretenu avec son homologue chinois, Qu Dongyu, à Pékin d’un approfondissement de la coopération entre les deux pays afin de développer le secteur agricole au Gabon.
« Avec le ministre, nous avons regardé comment approfondir cette coopération aux possibilités multiples, notamment en termes de recherche, de développement, et de mise en œuvre de chaînes de valeurs qui permettent d’agréger les planteurs gabonais autour des PME, mais surtout autour des grandes compagnies agricoles», a déclaré le ministre gabonais de l’Agriculture dans une interview au quotidien L’Union.
Pour Biendi Maganga Moussavou, il s’agit de développer « un modèle qui permettra un partage de savoir-faire entre les experts chinois en la matière et les planteurs locaux. Avec cette main-d’œuvre formée, les autorités gabonaises espèrent avoir des standards de produits qui satisferont aussi bien le marché local que les consommateurs internationaux. »
Le développement du secteur agricole est stratégique pour le Gabon. Il s’agit tout à la fois pour le pays d’augmenter sensiblement le nombre de créations d’emplois, le secteur étant très intensif en main d’oeuvre ; de lutter contre la désertification rurale en développant de l’activité dans les provinces, moins bien loties de ce point de vue que les grands centres urbains ; ainsi que de réduire la facture de ses importations, constituée pour une bonne part par les denrées alimentaires et, si possible, de produire pour exporter afin de rééquilibrer sa balance commerciale.







