
Ce lundi 16 décembre, à l’issue du conseil d’administration qui s’est tenu à Washington D.C, le Fonds monétaire international a autorisé un nouveau décaissement en faveur du Gabon dans le cadre d’un programme d’aide triennal conclu en juin 2017. D’un montant de 123,5 millions de dollars (72,7 milliards de FCFA), il porte le total des fonds reçus à ce jour par Libreville à 518,5 millions de dollars (305,2 milliards de FCFA) sur les 642 millions de dollars consentis. Suite à cette décision, le directeur général adjoint du FMI et président par intérim, Mitsuhiro Furusawa, a fait une déclaration.
« Les résultats obtenus par le Gabon dans le cadre du programme appuyé par l’accord conclu avec le FMI au titre du mécanisme élargi de crédit ont été globalement satisfaisants.
L’amélioration des conditions macroéconomiques s’est poursuivie, avec une accélération moyenne de la croissance, une amélioration des positions budgétaire et extérieure et une réduction de la dette publique.
Des réformes ambitieuses sont encore nécessaires pour susciter une croissance plus élevée, plus inclusive et plus résiliente. Il convient de continuer à accroître les recettes intérieures et à maîtriser les dépenses non prioritaires, tout en protégeant l’investissement et en renforçant la protection sociale.
Il est important aussi d’améliorer la gestion des finances publiques et l’efficience de l’investissement public pour rehausser les perspectives de croissance. Une mise en œuvre soutenue des réformes structurelles est indispensable.
Il est nécessaire de combler les déficits d’infrastructures, d’améliorer le capital humain, de développer l’intermédiation financière, d’apurer les arriérés intérieurs et de renforcer la gouvernance et le dispositif de lutte contre la corruption afin d’améliorer le climat des affaires et de permettre une croissance plus forte et inclusive.
Le programme du Gabon est appuyé par la mise en œuvre de mesures d’accompagnement et de réformes des institutions régionales de la Cemac dans les domaines de la réglementation des changes, du cadre de la politique monétaire et de l’augmentation des avoirs extérieurs nets régionaux, qui sont indispensables à la réussite du programme. »







