
Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.
LES TOPS
Jean Eyeghe Ndong. Semaine après semaine, les rangs de l’opposition radicale ne cesse de se dégarnisse. Après René Ndemezo’o Obiang, Frédéric Massavala, Féfé Onanga et tant d’autres, c’est au tour de l’ancien premier ministre (2006-2009) d’annoncer mercredi son divorce d’avec Jean Ping dont il était jusqu’alors le plus proche lieutenant. « Je décide ce jour de me déployer ailleurs que dans la Coalition pour la nouvelle république et de me mettre à la disposition de la République et par conséquent, de l’État », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse (lire notre article). A deux ans de l’élection présidentielle, la majorité, rassemblée autour du président Ali Bongo Ondimba, est plus que jamais en position de force.
Elvis Ossindji. Jusqu’à présent conseiller politique du chef de l’Etat à la Présidence de la République, il a été nommé jeudi en Conseil des ministres directeur général de la Société équatoriale des mines (SEM), l’une des principales entreprises publiques au Gabon. En février dernier, il avait été l’une des 20 personnalités désignées pour diriger une task-force dédiée à l’application du Plan d’accélération de la transformation (PAT) : celle portant sur les investissements dans les secteurs énergie et eau (lire notre article).
Alexis Lamek. Le Conseil des ministres qui s’est tenu mercredi 11 août sous la présidence d’Ali Bongo Ondimba a donné son accord à l’accréditation du nouvel ambassadeur de France au Gabon. Alexis Lamek prendra officiellement ses fonctions en septembre, en remplacement de Philippe Autié qui ne laissera pas à Libreville un souvenir impérissable(lire notre article).
LES FLOPS
Jean Ping. Le leader de la CNR et ex-chef de file de l’opposition voit ses partisans lui tourner les talons un à un : René Ndemozo’o Obiang et Frédéric Massavala Maboumba (en avril), Féfé Onanga (début août) et (cette semaine) l’ex-premier ministre Jean Eyeghe Ndong (voir supra). Les chances de Jean Ping de faire bonne figure lors de la prochaine élection présidentielle prévue en 2023 sont désormais réduites à peau de chagrin.
Véronique Tsakoura. Son élection le 7 août dernier à la tête de la Croix rouge gabonaise (CRG), validée par le Conseil d’Etat, a été annulée cette semaine par le ministère des Affaires sociales, dirigé par Prisca Koho épse Nlend, au motif qu’elle serait entachée de nombreuses irrégularités. Le feuilleton à rebondissements se poursuit.







