Gabon : Le gouvernement invite les titulaires d’un diplôme universitaire à reconsidérer leur formation pour la faire mieux correspondre à l’offre réelle d’emploi sur le marché du travail

La ministre gabonaise du Travail, Madeleine Berre, a reçu le Mouvement des diplômés universitaires au chômage (MDUC) le 14 août dernier © DR

C’était à l’occasion d’une rencontre le 14 août dernier avec le Mouvement des diplômés universitaires au chômage (MDUC) que la ministre de l’Emploi, de la Fonction publique, du Travail et de la Formation professionnelle, chargée du Dialogue social, Madeleine E. Berre, a invité ces diplômés à reconsidérer leur formation afin de s’insérer plus rapidement et facilement sur le marché du travail. 

La rencontre s’inscrivait dans le cadre du dialogue social et de la formation professionnelle ouvert par le ministère du Travail.

Durant l’entretien, la ministre a recommandé aux membres du collectif de se mettre à la disposition de l’Office national de l’emploi (One) afin de bénéficier de formations en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi.

Le gouvernement gabonais a pris à bras le corps la question du décalage entre l’offre de formation et les besoins réels ou potentiels sur le marché du travail. Ce que l’on appelle l’employabilité est désormais l’une de ses priorités. D’où les réformes mises en oeuvre durant l’année écoulée afin d’orienter les jeunes vers les l’enseignement technique et professionnel plutôt que de les laisser s’entasser dans des filières universitaires générales qui, avec le temps, sont largement devenues des voies de garage.

En matière de création d’emplois, le Gabon affiche depuis un an de grandes ambitions. Fini les recrutements en grand nombre dans la fonction publique. Ses effectifs sont désormais soumis à la diète.

C’est dans le soutien au secteur privée que les autorités concentrent leur énergie. « Notre objectif est de doubler chaque année le nombre de création d’emplois dans le secteur privé formel », a déclaré le président Ali Bongo Ondimba lors de son discours le 16 août dernier. Ce qui représenterait au bas mot 20 000 emplois créés par an.

Un chiffre qui, compte tenu de la croissance démographique, permettrait déjà d’insérer sur le marché du travail les jeunes qui s’y présentent chaque année.