Gabon : Le gouvernement continue d’apurer la dette intérieure mais gare aux créances fictives

Jean Marie Ogandaga, le ministre de l'Economie, donnant une interview à notre confrère de l'Union © DR

Le ministre de l’Economie et des Finances, Jean-Marie Ogandaga, a accordé un entretien au quotidien institutionnel L’Union ce vendredi. Un nouveau versement au profit des entreprises privées créancières de l’Etat sera effectué dans les prochains jours, a-t-il indiqué.

Après avoir reçu 26 milliards de Fcfa au premier trimestre 2019, 38,5 milliards de au second trimestre 2019, les entreprises privés créancières de l’Etat vont recevoir un nouveau versement au titre du remboursement de la dette intérieure.

L’Etat continue cependant de faire le départ entre la dette réelle et fictive, comme l’a indiqué Jean Marie Ogandaga dans un entretien ce vendredi à L’Union.

« Le constat est clair, il y a des dettes réelles, mais aussi celles qui n’existent que parce qu’un contrat a été signé. Or, la dette signifie qu’un travail a été réalisé. Le Code des Marchés dit que l’Etat paie après service fait. Mais la plupart du temps, nous voyons de la dette sans contrepartie. L’Etat ne paiera que la dette avérée », a prévenu le ministre.

Afin d’y voir clair, l’État a lancé un audit destiné à identifier les bénéficiaires. Une fois cette étape terminée, l’Etat procédera à un nouveau versement dans les prochains jours. « Cette dette intérieure va être payée, parce que nous avons pris l’engagement de la régler par tranches, dont la prochaine dans les prochains jours », a assuré Jean Marie Ogandaga.

L’apurement de la dette intérieure est un enjeu crucial pour les autorités gabonaises. Outre la réduction de son niveau d’endettement, elle est un facteur de crédibilité tant à l’intérieur qu’à l’international, ce qui a une influence directe sur le niveau des taux auxquels le pays est susceptible d’emprunter sur les marchés financiers. Ce que l’on appelle la « qualité de la signature » dans le jargon.