Gabon : La Comilog va former 250 jeunes

La Comilog est l'une des principales entreprises au Gabon © DR

L’initiative de la Compagnie minière de l’Ogooué rejoint la préoccupation de l’Etat gabonais de privilégier l’enseignement technique et professionnel afin de favoriser l’employabilité des jeunes Gabonais.

La Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) a lancé mercredi 11 septembre un appel aux jeunes du département de la Lébombi-Léyou dont Moanda est le chef-lieu, afin qu’ils postulent aux formations professionnelles qualifiantes qu’elle propose en partenariat avec la mairie de Moanda et le lycée technique Fulbert Bongotha.

Ces formations, qui s’inscrivent dans le cadre de la politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) de la Comilog, concernent les métiers du génie civil et du bâtiment. Elles s’adressent à 250 jeunes âgés de 18 à 35 ans.

Ceux-ci travailleront à la construction de sa mine dite « du 21e siècle » sur le plateau Okouma, le prochain gisement que la Comilog compte mettre en exploitation dans le cadre de son projet dénommé « 2020 ».

Les candidats à cette formation ont du 26 septembre au 4 octobre prochains pour déposer leur dossier dument auprès du secrétariat du lycée technique de Moanda.

La Comilog, dont l’Etat gabonais est actionnaire, est une filiale du groupe français Eramet. L’entreprise, en pleine expansion, entend porter sa production à 7 millions de tonnes de minerai en 2023 contre 4,3 millions en 2018.

Des discussions sont actuellement en cours entre l’Etat gabonais et Eramet en vue de répartir plus équitablement la valeur ajoutée produite par ce qui représente l’une des plus importantes entreprises au Gabon. Cette semaine, le directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba, Brice Laccruche Alihanga, s’est rendu à Paris afin d’échanger avec le management du groupe minier français.

En attendant, le programme de formation de la Comilog rejoint la préoccupation de l’Etat gabonais d’accorder une place prépondérante à l’enseignement technique et professionnel. Les jeunes formés au Gabon doivent l’être désormais davantage dans des filières professionnalisantes dans lesquelles des emplois sont effectivement disponibles. A l’inverse, les filières générales, autrefois très prisées, et dont certaines sont devenues des voies de garage, ont vocation à devenir plus sélectives et à accueillir de moins en moins d’étudiants.