Gabon : Interpellés avec des armes de guerre dans le Haut-Ogooué, ils sont soupçonnés de chasser des éléphants

Le Gabon a fait de la lutte contre le trafic d'ivoire et la protection des éléphants l'une de ses priorités en matière d'environnement @ DR

Deux Gabonais soupçonnés d’être des chasseurs d’éléphants ont été interpellés cette semaine avec deux Kalachnikovs et 114 cartouches dans le Haut-Ogooué dans le sud-est du Gabon. En pointe en matière de défense de l’environnement et de protection de la nature, le pays mène une véritable traque contre les braconniers. Les peines en justice, particulièrement sévères, sont à la hauteur de l’enjeu : l’espèce est menacée d’extinction.

Serge Bangoula et Fabrice Moungoubadi ont été appréhendés dans le cadre d’un guet-apens tendu par des éléments de la contre-ingérence des provinces de l’Ogooué-Ivindo et du Haut-Ogooué.

Les deux chasseurs ont été traqués suite à un procès-verbal établi par l’ONG environnementale internationale WCS Congo-Brazzaville en relation avec un trafic d’ivoire à la frontière entre le Gabon et le Congo.

Pour leur défense, les deux personnes interpellées ont fait valoir que leurs armes servaient uniquement à abattre des sangliers, dont la viande est très prisée au Gabon. Une version qui n’a guère convaincu les enquêteurs.

Présentés à un procureur de la République, les deux complices risquent gros. Le Gabon a fait de la lutte contre le trafic d’ivoire et la protection des éléphants l’une de ses priorités en matière d’environnement. Les peines relatives aux infractions commises en la matière sont donc particulièrement sévères.

Il faut dire qu’il y a urgence à protéger les éléphants au Gabon comme ailleurs en Afrique. Si la tendance actuelle se poursuit, l’espèce aura disparu à l’état sauvage dans vingt ans. En cause, le trafic d’ivoire mais en premier lieu, la perte ou la dégradation de leurs habitats du fait de l’activité humaine.