Covid-19 : Plus que 397 cas actifs au Gabon

Le nombre de cas actifs, positifs au Covid-19, au Gabon est repassé sous la barre des 400, un chiffre jamais atteint depuis tout début avril © DR

Considéré par l’OMS et les autres institutions internationales comme l’un des pays les plus efficaces dans la riposte face au Covid-19, le Gabon est repassé sous la barre des 400 cas actifs. Du jamais vu depuis avril dernier, peu après le déclenchement de l’épidémie sur son sol. 

Ce vendredi, à l’occasion de son dernier compte-rendu, le Comité de riposte contre le Covid-19 au Gabon a annoncé 12 nouveaux cas mais 35 nouvelles guérisons. Résultat, le nombre de cas actifs, déjà en net recul, baisse encore. A la date d’hier, il n’était plus que de 397, un chiffre jamais observé depuis avril dernier peu après l’apparition du virus dans le pays.

Ces résultats sont d’autant plus encourageants que le pays effectue un nombre de plus en plus conséquent de tests (près de 2 500 par jour en moyenne) grâce à ses 7 centres de tests, dont le super-laboratoire du Pr Daniel Gahouma ou encore le CIRMF, l’un des rares laboratoires classés P4 en Afrique.

L’équivalent de 10 % de la population déjà testée

Conséquence : au fil des semaines, le Gabon ne cesse de conforter son statut de pays qui, en Afrique, effectue le plus grand nombre de tests par rapport à sa population. A ce jour, le Gabon, qui a effectué 210 482 tests, a testé l’équivalent de 10 % de sa population, ce qui est inédit sur le continent (lire notre article).

Autre bonne nouvelle, le nombre de décès lié au Covid-19 n’augmente plus. Il n’est que de 54 décès. Début juillet, ce chiffre était de 51. Résultat, le Gabon est en Afrique l’un des pays où le taux de létalité (c’est-à-dire de mortalité dû au virus) est le plus faible.

Ces bons résultats ont incité hier les autorités gabonaises a décidé d’une seconde série de mesures d’assouplissement des restrictions mises en place dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire (lire notre article).

Les autorités gabonaises continuent toutefois d’appeler à la prudence, ainsi qu’au respect des mesures barrières et des règles d’hygiène. Ailleurs dans le monde en effet, la pandémie, après une accalmie passagère est repartie ces dernières semaines à la hausse (lire notre article).

Cette semaine, le président français Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un couvre-feu dans plusieurs grandes villes de France pour tenter de freiner la circulation du virus et éviter la saturation du système hospitalier comme en avril dernier (lire notre article).