
Le président de la confédération syndicale Dynamique Unitaire avait déposé un recours devant la Cour constitutionnelle début juillet pour obtenir l’annulation de l’ordonnance du 23 février 2018, ainsi que des mesures qu’il juge illégales prises par le gouvernement en conseil des ministres le 21 juin dernier pour rétablir les comptes publics.
Selon Jean Rémy Yama, ces dispositions visant en particulier à maîtriser la masse salariale au sein de la fonction publique gabonaise (l’une des plus pléthoriques sur le continent par rapport à la population) au motif qu’elles « viole(rai)ent les droits des agents publics ». Celles-ci sont pourtant soutenues par la BAD, la BEAC et le FMI et citées en exemple dans les pays de la sous-région.
« Ça n’est pas dans la rue qu’il faut faire vivre la démocratie sociale »
Le leader de DU, qui avait saisi la Cour constitutionnelle à travers une requête adressée le 3 juillet (mais reçu le 12 juillet au greffe) aura l’occasion de plaider son dossier devant la juridiction réunie en séance plénière ce lundi 6 août à 11h30, précise le courrier du greffe (voir photo ci dessous). Les débats seront dirigés par sa présidente, Marie-Madeleine Mborantsuo.
C’est une bonne chose, indique ce juriste spécialisé en droit social qui travaille à Port-Gentil, la capitale économique du pays. « Ça n’est pas dans la rue qu’il faut faire vivre la démocratie sociale. Le Gabon est un Etat de droit avec des règles protectrices pour les travailleurs. Si quelqu’un pense que celles-ci sont violées, il a à sa disposition toute une série de recours », fait valoir ce professionnel du droit qui compte de nombreux syndicats parmi sa clientèle.

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