
Hier, jeudi 6 octobre, le cours de bourse du groupe minier français Eramet, maison mère de la société gabonaise Comilog qui exploite la mine de manganèse de Moanda, l’une des plus importantes du monde, dans le Haut-Ogooué, a plongé de plus de 20 %.
Ce jeudi 6 octobre, plusieurs bureaux d’études ont dégradé leurs recommandations sur des actions de groupes miniers dont Eramet. Exane BNP Paribas est ainsi passé de superformance à neutre sur le spécialiste du nickel et du manganèse de haute qualité. Le bureau d’études a revu à la baisse son cours cible pour Eramet à 88 euros, contre 123 euros dans une précédente note.
Mais il n’y a pas qu’Eramet qui s’est retrouvé dans la tourmente. C’est l’ensemble des valeurs minières qui ont été affectées.
Dans une note sectorielle, Berenberg, une banque d’investissement, explique que le secteur est confronté d »une manière générale à une série « de vents contraires importants » tels que le ralentissement de l’économie mondiale, la dégradation des relations entre l’Occident, la Russie et la Chine ou bien encore la hausse des coûts de production.
Ces derniers mois, porté par le renchérissement des cours des matières premières, le secteur minier avait pourtant le vent en poupe. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a en particulier alimenté la volatilité des prix des métaux, notamment en perturbant l’accès au nickel en provenance de Russie et aux produits à base de manganèse et de titane en provenance d’Ukraine.
Las, les incertitudes géopolitiques et économiques sont venues tempérer la demande et projeter à la baisse le prix des métaux, impactant sensiblement la valorisation des groupes miniers en bourse. Depuis ses sommets atteints en mars dernier (166 euros ; 108.440 FCFA), Eramet a chuté de près de 60 % à 68 euros (44.421 FCFA), soit près de 100 euros (65.325 FCFA) de perdus.







