Un activiste bientôt jugé pour le saccage de l’ambassade du Cameroun à Paris, un dossier suivi de près à Libreville

L'ambassade du Gabon à Paris est régulièrement l'objet d'intrusions et de dégradations de la part d'une minorité d'activistes (ici, des tags réalisés sur les portes vitrées à l'entrée de l'ambassade en décembre 2017) © DR

Accusé d’être l’instigateur du saccage de l’ambassade du Cameroun en France en janvier 2019, Robert Wanto comparaîtra devant un juge d’instruction le 28 février prochain à Paris.

Président du Conseil des Camerounais de la diaspora et cofondateur de la première Brigade antisardinards (opposée au régime de Yaoundé), Robert Wanto, comparaîtra devant un juge d’instruction le 28 février prochain à Paris.

L’activiste camerounais est visé par une plainte des autorités camerounaises qui l’accusent d’être l’instigateur de la mise à sac de l’ambassade du Cameroun à Paris le 26 janvier 2019.

Une cinquantaine de manifestants camerounais, se présentant comme des opposants au président Paul Biya, avaient envahi l’ambassade, détruisant notamment les portraits officiels du chef de l’Etat avant d’être expulsés par les forces de l’ordre françaises.

A Libreville, l’affaire est suivie de près. Ces dernières années, l’ambassade du Gabon à Paris a été investie à plusieurs reprises par des activistes pro-opposition, soutien de Jean Ping (décembre 2017, juin et août 2018 pour les plus récentes). A chaque fois, des plaintes ont été déposées mais aucune suite judiciaire n’y a été donnée à ce jour, suscitant un sentiment d’impunité chez ces activistes et l’incompréhension du côté des autorités gabonaises (lire notre article).

Régulièrement, la France est accusée de laxisme lorsque survient ce genre d’incidents qui ne semblent se produire, avec une telle récurrence, que sur son sol. Les autorités hexagonales ont manifestement pris conscience de ce problème. Reste à voir quelle en sera la traduction dans les faits.