
Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.
LES TOPS
Sylvia Bongo Ondimba. Suite à la publication cette semaine du rapport controversé « Women, Business and Law 2021 » de la Banque mondiale, jugé partiel et partial, qui classe le Gabon 41ème sur 48 pays africains en matière de promotion des droits des femmes, la première dame du Gabon, très engagée dans la cause des femmes, a publié un post très remarqué sur sa page Facebook (lire notre article). Le Gabon est en effet largement considéré par les experts en Afrique subsaharienne comme l’un des trois pays les plus avancées en la matière (lire notre article), comme en attestent de nombreux chiffres, difficilement contestables, eux…
Emmanuel Nze Bebalé. Nommé récemment par le chef de l’État au sein de la Cour constitutionnelle en remplacement du Dr Hervé Moutsinga, décédé le 2 février dernier des suites du Covid-19, le nouveau juge a pris ces fonctions à l’occasion de la cérémonie de rentrée solennelle de la plus haute juridiction du pays (présidée, faut-il le rappeler, par une femme…) qui a eu lieu ce jeudi à Libreville, sous la présidente d’Ali Bongo Ondimba.
Eugène Mba. Les populations environnantes de la décharge de Mindoubé ont un mois à compter du mercredi 17 mars pour quitter les lieux. Deux jours plus tôt, le maire de Libreville a lancé l’opération d’indemnisation de ces populations afin de dégager une plus grande superficie pour accueillir les ordures ménagères de la commune, la décharge étant arrivée à saturation. Une situation qui satisfait l’ensemble des parties..
LES FLOPS
Sylvain Ombidha Talheywa. La FECOREFI, dont il est le porte-parole, réclame le paiement de la prime de performance budgétaire (PPB) au titre du mois de février et menace de faire grève si ce n’est pas le cas. Problème : en vertu des textes, très clairs sur le sujet, cette prime ne leur est absolument pas dues, les critères de performance n’ayant pas, loin de là, été atteints (lire notre article). Cette énième menace de grève, qui apparait comme un « chantage », commence à exaspérer les autorités mais également les Gabonais qui, dans leur grande majorité, considèrent les agents des administrations financières (qui, rappelons-le bénéficient, de la sécurité de l’emploi) comme des « privilégiés ». Leur attitude d’ « enfants gâtés » est, il est vrai, d’autant moins compréhensible qu’elle se produit alors que la crise économique liée à la Covid-19 est loin de s’être estompée.
Adama Marr. Il y a neuf mois, ce gardien de maison, de nationalité sénégalaise, avait froidement tué sa patronne, Marie-Louise Omanda. L’affaire avait ému l’opinion publique gabonaise bien au-delà de Port-Gentil, théâtre du drame. Ce lundi, à l’occasion de l’ouverture de la session criminelle, il a été reconnu coupable d’homicide volontaire et a écopé d’une peine de 30 ans de prison.
Harold Leckat. Gabon Media Time, le site « d’information » dont il est le fondateur, a publié cette semaine un « article » au vitriol au sujet du vaccin de Sinopharm, très éloigné des canons journalistiques et qui ne repose sur aucune réalité scientifique. A dire vrai, ce papier ne vise qu’une chose : gêner les autorités gabonaises dans le déploiement de leur campagne de vaccination. Le 12 mars dernier, soit quelques jours à peine avant la publication de « l’article » controversé par GMT, le Gabon a reçu ses 100 000 premières doses de vaccin, produites par le laboratoire… Sinopharm. Une coïncidence qui ne leurre personne. Hélas, ce genre d’écrits, qui ne devrait pas avoir sa place dans l’espace médiatique, continuera de pulluler dans les médias gabonais en l’absence de sanctions.







