
Le ministre sierra Léonais des Affaires étrangères, David Francis, a été reçu lundi 16 janvier au Palais Rénovation par le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba. Il a fait part de la demande de son président, Julius Maada Bio, de voir le Gabon accueillir en mars prochain les travaux du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine sur la reforme du Conseil de sécurité de l’ONU. Un choix qui ne doit rien au hasard.
La Sierra Leonne assure la présidence du Comité des 10 Chefs d’Etats Africains sur la reforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies (C10). C’est à ce titre que Julius Maada Bio, par émissaire interposé, a formulé au président Ali Bongo Ondimba sa demande de voir le Gabon accueillir en mars prochain les travaux du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine sur la reforme du Conseil de sécurité de l’ONU.
L’objectif de cette réforme : outre l’encadrement de l’exercice du droit de veto, l’obtention d’un siège de membre permanent pour l’Afrique, un sujet évoqué depuis de longues années mais qui n’a jamais été aussi près d’aboutir.
Le fait que Freetown se tourne vers Libreville pour rechercher son appui n’a rien de surprenant. « Le Gabon n’est plus un pays parmi d’autres sur la scène internationale. C’est un pays qui compte », explique un spécialiste en géopolitique.
Depuis quelques années, le Gabon a acquis de fait une place prépondérante dans le concert des nations. Pays le plus « carbone positif » au monde, il est en toute première ligne dans la lutte contre le réchauffement climatique, le dossier prioritaire au niveau mondial, grâce à sa forêt qu’il a su efficacement préserver.
« Le Gabon n’est plus un pays parmi d’autres sur la scène internationale »
Le Gabon joue également un rôle majeur sur le plan sécuritaire. Il est, jusqu’à fin 2023, membre du Conseil de sécurité des Nations Unies. Enfin, le pays, riche sur le plan minier, est idéalement positionné pour tirer partie des grandes évolutions à venir : la transition énergétique comme l’électrification et la décarbonation de l’économie.
Signe de l’importance du Gabon sur le plan diplomatique : c’est à Libreville que le nouveau ministre chinois des Affaires étrangères a choisi, il y a quelques jours, de débuter sa tournée des pays africains (lire notre article).







