
Ce vendredi soir, dans une déclaration officielle, le procureur général près la Cour d’appel de Libreville, Appolinaire Ndziengui, après avoir dénoncé les rumeurs véhiculées sur les réseaux sociaux au sujet d’une présumée vague de disparitions d’enfants dans la capitale gabonaise, a prévenu que de lourdes sanctions seront prises désormais. Voici un extrait de sa déclaration.
« Le Parquet général tient néanmoins à rappeler que conformément aux dispositions de l’article 227 al 1er du Code pénal, la diffusion ou la reproduction de nouvelles fausses faites de mauvaise foi et qui aura troublé ou sera susceptible de troubler l’ordre public expose son auteur à une peine d’emprisonnement de 5 ans et à une amende de 3 millions de francs CFA.
De même le Parquet général rappelle le devoir de vigilance et de responsabilité des parents dans la protection de leurs enfants notamment mineurs. Aussi, des poursuites judiciaires seront donc désormais systématiquement engagées contre toutes les personnes qui se sont rendues coupables de propagation de fausses nouvelles de mauvaise foi et contre les parents dont les enfants mineurs seront aperçus seuls dans la rue ou aux abords des voies de grande circulation », a prévenu le Procureur général près la Cour d’appel de Libreville, Appolinaire Ndziengui, ce vendredi 24 janvier au soir.
Pour la déclaration complète du Procureur général près la Cour d’appel de Libreville, lire notre article.
Ces rumeurs ne sont pas sans conséquence. Dans quelques quartiers populaires de Libreville ce vendredi, des incidents ont eu lieu. Un homme notamment s’est fait lyncher par les manifestants. Il a été transporté par les forces de l’ordre à l’hôpital militaire. Ailleurs, des barrages ont été montés sur les voies et les véhicules fouillés, toujours par les habitants.
Les rumeurs concernant une série d’enlèvements d’enfants au Gabon se sont propagées sur les réseaux sociaux, après la disparition le 12 janvier d’un garçon de 3 ans prénommé Rinaldi dans un village situé dans le nord du pays.
Une enquête a été ouverte et est actuellement en cours, a précisé le porte-parole de la présidence, Jessye Ella Ekogha, insistant sur le fait que ces dernières semaines « une seule plainte a été déposée pour un cas d’enlèvement », celle des parents du « petit Rinaldi ».
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