
Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.
LES TOPS
Rose Christiane Ossouka Raponda. Cette économiste, première femme à avoir été élue en 2014 maire de Libreville, la capitale qui concentre 70 % de la population totale du pays, est également la première femme à avoir été nommée cette semaine premier ministre dans l’Histoire du Gabon. Une sacrée promotion pour celle qui était depuis janvier 2019 ministre de la Défense (lire notre article).
Dr Guy Patrick Obiang Ndong. Inconnu du grand public il y a encore quelques mois, l’emblématique porte-parole du Comité de riposte au Covid-19 est passé de l’ombre à la lumière en faisant chaque jour aux Gabonais le point sur l’évolution de l’épidémie. Il a été nommé cette semaine ministre de la Santé en remplacement du Dr Max Limoukou grâce aux très bons résultats enregistrés par le Gabon dans riposte face au nouveau coronavirus (lire notre article).
Michael Moussa Adamo. Ce fidèle parmi les fidèles du président Ali Bongo, qui fut pendant près de dix ans ambassadeur du Gabon aux Etats-Unis, a été nommé cette semaine ministre de la Défense. Une maison qu’il connait parfairement pour avoir été à l’époque directeur de cabinet d’un certain Ali Bongo Onimba, alors ministre de la Défense (1999-2009). Aux côtés de Pacôme Moubelet, nommé aux Affaires étrangères en remplacement d’Alain-Claude Bilie-By-Nze parti lui à l’Energie, il incarne la volonté de reprise en main du pôle régalien (lire notre article).
LES FLOPS
Jean Ping. L’ex-chef de file de l’opposition gabonaise, qui voit ses soutiens à l’intérieur comme à l’extérieur du pays s’éroder inexorablement, tente à nouveau d’en appeler à la France pour faire évoluer sa situation, encalminée depuis 2016. Après avoir actionné le député français Bruno Fuchs il y a quelques jours, il a sollicité Jean-Luc Mélenchon, un opposant farouche au président français Emmanuel Macron. Pas sûr que ce choix s’avère judicieux surtout au moment où Paris fait les yeux doux à Libreville (article à venir).
Jean de Dieu Moukagni-Iwangou. L’opposant, devenu ministre de l’Enseignement supérieur en mai 2018, a quitté cette semaine le gouvernement. Il est remplacé à son poste par Patrick Daouda Mouguiama, qui sera épaulé par un ministre délégué sur-diplômé, Camélia Ntoutoume-Leclercq, dont se sera la première expérience ministérielle (lire notre article).
Louis Patrick Mombo. Cette semaine, le délégué général de la Conasysed a appelé les parents d’élèves à garder leurs enfants à la maison. Un appel non pas motivé par des impératifs sanitaires ou scolaires mais par la volonté de faire pression sur le gouvernement en vue d’obtenir une prime Covid-19 pour les enseignants. Des revendications largement considérées comme injustifiées (les professeurs étant restés chez eux ces derniers mois contrairement aux personnels de santé ou aux policiers et militaires) et qui exaspèrent les élèves et leurs parents.







