[Série] Les nouveaux visages du gouvernement gabonais : Camelia Ntoutoume-Leclercq, une sur-diplômée à l’Enseignement supérieur

Camelia Ntoutoume-Leclecerq est la nouvelle ministre déléguée à l'Enseignement supérieur © DR

Elle est l’un des nouveaux visages du gouvernement gabonais nommé ce vendredi 17 juillet et piloté par le premier ministre, Rose Ossouka Raponda. Camelia Ntoutoume-Leclercq vient d’être nommée ministre délégué auprès du ministre de l’Enseignement supérieur. Elle sera à ce titre chargée d’une mission sensible : aider Patrick Daouda Mouguiama à boucler l’année universitaire en cours et préparer la suivante dans un contexte inédit marqué par la crise du Covid-19 qui bouleverse le calendrier et l’organisation des universités.

Son CV est long comme le bras. Quoi de plus naturel, par conséquent, pour cette sur-diplômée que de se retrouver aujourd’hui comme ministre délégué auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, Patrick Daouda Mouguiama. A pas encore quarantaine, ce sera pour elle sa première expérience ministérielle.

Diplômée notamment de la prestigieuse École Nationale d’Administration de Strasbourg (France), promotion Émile Zola, et de l’École des Hautes Études en Sciences de l’Information et de la Communication (CELSA), Camélia Ntoutoume-Leclercq a été pendant une dizaine d’années conseiller chef au Département communication auprès du Secrétariat général du gouvernement et à la Primature.

Mais là ne se résume pas le parcours de la nouvelle ministre. Celui-ci est également marqué par une forte implication à l’échelle continentale et internationale à travers le monde associatif. En 2009, elle est la première femme africaine élue présidente de la Confédération des Associations Françaises et Étrangères des Anciens élèves de l’ENA, un réseau de 12 000 anciens élèves ou auditeurs de tous cycles confondus issus de 134 pays répartis sur 4 continents.

Avant d’être appelée au gouvernement, Camélia Ntoutoume-Leclercq était jusqu’à avant-hier encore conseiller spécial du président de la République Ali Bongo Ondimba qui a, dit-on, accueilli avec bienveillance, une particulière bienveillance sa nomination.

Dans ses nouvelles fonctions, elle sera chargée d’une mission délicate : aider Patrick Daouda Mouguiama à boucler l’année universitaire en cours et préparer la suivante dans un contexte inédit marqué par la crise du Covid-19 qui bouleverse le calendrier et l’organisation des universités. Et ce, tout en composant avec des syndicats qui, au Gabon, ont le corporatisme sourcilleux.