
Le président du Rassemblement espoir pour le peuple (REP, centriste), Aimé Serge Rembogo, s’est livré à une causerie politique ce weekend au quartier Plein-Orety dans le 1er arrondissement de Libreville.
« Il faut ramener le débat politique vers les idées et le détourner des questions de personnes », a déclaré Aimé Serge Rembogo, condamnant au passage l’esprit de haine qui anime une partie de la classe politique gabonaise.
Pour le président du Rassemblement espoir pour le peuple, parti qui se situe au centre de l’échiquier politique gabonais, l’opposition a une lourde part de responsabilité dans ce qu’il considère être une dérive. « L’opposition doit cesser les attaques personnelles et se concentrer sur les idées (…) Elle ne propose rien et passe son temps à faire des attaques ad hominem », déplore-t-il.
« Qu’est-ce que ça fait de savoir ce qu’ Ali Bongo Ondimba ou Brice Laccruche Alihanga a mangé aujourd’hui à midi ? En quoi ça fait avancer le pays ? », a-t-il fait mine de s’interroger, appelant ainsi dépersonnaliser le débat politique.
Xénophobie
Ces dernières semaines, Jean Ping et ses soutiens ont semblé se radicaliser dans leur critique du pouvoir. En perte de vitesse sur le plan politique, ils n’hésitent plus à user d’arguments xénophobes pour tenter de remobiliser leurs troupes dont le moral est moribond.
En août dernier, Jean Ping, le candidat malheureux de l’opposition lors de la présidentielle de 2016, avait nié l’origine gabonaise du directeur de cabinet d’Ali Bongo, Brice Laccruche, au seul motif que ce dernier est métis (lire notre article). Des propos d’autant moins compréhensibles que Jean Ping est, pour partie, d’origine chinoise.
Plus grave encore, il y a quelques jours, l’un de ses lieutenants, Féfé Onanga, a menacé de représailles les commerçants et habitants d’origine ouest-africaine de Port-Gentil qui viendraient accueillir cette semaine le même Brice Laccruche Alihanga à l’occasion de son séjour dans la capitale économique du Gabon (lire notre article). Des propos jugés irresponsables dans le contexte des violences xénophobes qui secouent l’Afrique du Sud, dont sont victimes les commerçants africains étrangers.







