Gabon : La sortie par la (très) petite porte de l’ex-vice-président Pierre-Claver Maganga Moussavou

Pierre-Claver Maganga Moussavou, ce jeudi 16 février, parti après avoir claqué la porte de la concertation sur les élections, entraînant derrière lui son épouse © DR

Après avoir annoncé son retrait hier et être revenu ce matin sur sa décision, Pierre-Claver Maganga Moussavou a finalement claqué la porte de la concertation sur les élections. Une sortie pathétique entre bouderie vis-à-vis de ses camarades et tirage de manche à sa femme.

Il s’en serait bien passé. Hier, mercredi 15 février, Pierre-Claver Maganga Moussavou a fait le buzz, ou plutôt le bad buzz sur les réseaux sociaux. Ce que l’on retiendra de son intervention, c’est moins l’annonce de son retrait de la concertation (sur laquelle il est revenu quelques heures plus tard) ou sa défense, quelque peu surannée, du septennat que ces propos racistes et sexistes visant la première dame Sylvia Bongo Ondimba (lire notre article).

Rebelote ce jeudi matin. Après avoir juré la veille en conférence de presse qu’il claquait la porte de la concertation sur les élections, l’ex-vice-président de la République est réapparu ce matin auprès de ses camarades de l’opposition.

Mais les choses ne se sont pas passées comme il l’espérait. Résultat : il est reparti quelque temps seulement après être arrivé. Motif : le poste spécial qu’il réclamait, en qualité de vice-président honoraire de la République, lui a été dénié par ses camarades de l’opposition. De même que le poste de vice-président qu’il a fini par revendiquer en guise de plan B.

Furieux de ce double rejet, Maganga Moussavou, poussant l’inélégance jusqu’à l’extrême, a tiré par le bras son épouse pour la contraindre, elle aussi, à quitter la salle (notre photo). Ce qu’elle n’aurait manifestement pas fait de son plein gré.