Gabon : La direction du CLR met ses différends familiaux de côté et renouvelle son soutien à Ali Bongo

Nicole Asselé, la nouvelle patronne du CLR (archives) © DR

Le Centre des libéraux réformateurs (CLR) a fait sa rentrée politique ce samedi 21 décembre à Libreville, trois mois après le congrès extraordinaire lors duquel Nicole Asselé a succédé à son père, le général Jean-Boniface Asselé.

Le Centre des libéraux réformateurs cherche sa place au sein de la majorité. C’est ce qu’il faut retenir de la rentrée politique du parti effectuée samedi 21 décembre.

A cette occasion, la nouvelle patronne du CLR, Nicole Asselé, a indiqué que sa formation continuera d’accompagner de toutes ses forces l’action du président Ali Bongo Ondimba, lui apportant son soutien dans le cadre de la vaste opération anti-corruption lancée début novembre.

Si Nicole Asselé a réitéré son attachement au chef de l’Etat, elle n’a guère épargné son entourage qu’elle juge « hypocrite » et « porté à la trahison ». Selon elle, c’est lui qui serait responsable de la marginalisation, puis de l’ostracisation progressive du CLR. « Des forces obscures aux relents hégémoniques sont à l’oeuvre dans le but de liquider le CLR », a-t-elle évoqué.

Ces déclarations interviennent quatre mois après le sit-in organisé par une partie de la famille Asselé devant la résidence privée du président Ali Bongo Ondimba à La Sablière afin de dénoncer le double limogeage en juillet dernier de Nicole Asselé à la tête de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) puis, quelques jours plus tard, de la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEEP) (lire notre article). Pour rappel, le père de Nicole Asselé, l’ex-général Jean Boniface Asselé est l’oncle du chef de l’Etat.