
Lors des élections législatives partielles organisées le 15 octobre à Mimongo, Mekambo et à Tchibanga, le Parti démocratique gabonais (PDG) a raflé les trois sièges en lice, confortant son hégémonie à l’Assemblée nationale et surtout posant des jalons en vue des élections législatives et présidentielle prévues en 2023.
Selon l’Agence gabonaise de presse (AGP), citant les résultats provisoires rendus publics par la Commission départementale électorale du Centre gabonais des élections (CGE), à Mimongo, chef-lieu du département d’Ogoulou dans la province de la Ngounié, Charles Sadié (PDG) a été élu avec 55,50 % des voix. Il était opposé à Andréa Ghislaine Mbigou (Parti social-démocrate, opposition). Cette dernière n’a récolté que 29,46 %, devançant Senturel Ngoma Madoungou (Rassemblement héritage et modernité, opposition) qui échoue à la troisième place avec 12,93 %. L’indépendant Alain Bruno Bissélo a dû, lui, se contenter de 2,11 %.
À Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga, un autre PDGiste, Jean Charles Yembit Yembit, a été élu avec 59,30 % des voix. Il devance la candidate Les Démocrates (LD, opposition), Marie France Manomba Boulingui (30,71 %), les indépendants Marie Stéphane Mouity (7,070 %), Aristide Manfoumbi (1,70 %) et Crépin Thérence Mouloungui (1,22 %).
A Mékambo enfin, chef-lieu du département de Zadié dans la province de l’Ogooué-Ivindo, Franck Atabi Bokamba (79,66 %) a battu à plate-couture le candidat du PSD, Marcel Dibadibadi (20,33 %).
Si ces résultats sont encore provisoires, en attendant leur validation par la Cour constitutionnelle qui ne devrait être qu’une formalité, ils n’en sont pas moins évocateurs. Tous les candidats du PDG ont été élus dès le premier tour avec une marge importante face à leurs adversaires directs.
De très bonne augure pour le parti majoritaire du président Ali Bongo Ondimba qui, à un an des élections générales (législatives et présidentielle) prévues en 2023, fait, si l’on en doutait encore, figure de grandissime favori face à une opposition affaiblie et désunie, empêtrée dans des querelles de leadership et des démêlés judiciaires (lire notre article).







