Affaire du « milliard de Guy Nzouba-Ndama » : L’ancien président de l’Assemblée nationale gabonaise devant le tribunal de Franceville ce mardi

Guy Nzouba-Ndama est convoqué devant le tribunal de Franceville ce mardi 18 octobre 2022 © DR

Ex-baron du PDG passé sur le tard à l’opposition, Guy Nzouba-Ndama est convoqué mardi 18 octobre devant le tribunal de Franceville dans le cadre d’une des deux procédures ouvertes contre lui suite à son interpellation le 17 septembre dernier à la frontière congolo-gabonaise avec trois valises contenant au total 1,190 milliard de FCFA en espèces.

L’interpellation avait eu lieu à Kabala dans la province du Haut-Ogooué à la frontière avec le Congo-Brazzaville. Le président du parti Les Démocrates revenait d’un bref séjour de quelques heures à Oyo, le fief du président Congolais, Denis Sassou-Nguesso.

Après avoir été placé en garde à vue à Franceville, l’ancien président de l’Assemblée nationale gabonaise avait été transféré à Libreville où il a été assigné à résidence.

Devant le tribunal de Franceville, M. Nzouba-Ndama est poursuivi pour trafic illégal de marchandises. Il risque jusqu’à un an de prison et une forte amende (deux fois le produit de la fraude, soit en l’espèce 2,38 milliards de FCFA).

Mais l’ancien président de l’Assemblé nationale fait face à une seconde procédure, ouverte celle-ci devant la Cour criminelle spéciale de Libreville. Dans ce cadres, il est poursuivi pour association de malfaiteurs, trafic de capitaux et intelligence avec une puissance étrangère. Il risque ici une peine bien plus lourde que dans le cadre de la procédure ouverte à Franceville.

Agé de 76 ans, Guy Nzouba-Ndama peut, selon toute vraisemblance, tirer un trait sur toute candidature à l’élection présidentielle de 2023. Pire, sa piteuse arrestation à la frontière congolo-gabonaise le 17 septembre dernier sonne sans doute le glas de sa longue carrière politique.

Au Congo-Brazzaville, l’un des pays les plus pauvres du monde qui sollicite l’aide du FMI pour ne pas sombrer, cette affaire a fait scandale. L’opposition et la société civile demandent de concert à ce que toute la lumière soit faite et que des comptes soient rendus par le bénéficiaire comme le donateur (lire notre article).