Gabon : Conformément à la procédure, les quatre activistes qui ont déposé plainte contre Noureddin Bongo ont effectué leur déposition lundi à la DGR

Nourredin Bongo Valentin © DR

Les responsables des quatre organisations qui ont porté plainte contre le coordinateur général des affaires publiques, Noureddin Bongo Valentin, sont venus faire leur déposition lundi 27 janvier à la Direction générale des recherches, ont confirmé plusieurs sources à La Libreville. Ils sont eux-mêmes sous le coup d’une plainte pour dénonciation calomnieuse.

Le 14 janvier dernier, les présidents de quatre organisations pro-opposition, le Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (Georges Mpaga), la confédération syndicale Dynamique unitaire (Jean Rémy Yama), les mouvements Sauvons la République (Malanda Ghislain) et Ça suffit comme ça (Marcel Libama), ont porté plainte contre le coordinateur des affaires présidentielles, Noureddin Bongo Valentin, devant la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) « corruption active et passive, corruption d’agents publics étrangers et blanchiment des capitaux, détournement de deniers publics et biens mal acquis pour enrichissement illicite, blanchiment du produit du crime, criminalité financière en bande organisée, associations de malfaiteurs et pillage. »

Conformément aux règles de procédure, lundi 27 janvier, les responsables de ces organisations, Georges Mpaga, Jean Rémy Yama, Ghislain Malanda et Marcel Libama ont effectué leur déposition auprès des officiers de police judiciaire.

A leur sortie, les quatre hommes, très détendus se sont montrés satisfaits du déroulé de leurs échanges. « Nous avons abordé les différents dossiers qui ont motivé notre plainte », a déclaré le leader du syndicat Dynamique Unitaire, Jean Rémy Yama.

Une plainte déposée contre eux pour dénonciation calomnieuse

S’ils ont tenté de faire bonne figure, ils n’en menaient toutefois pas large, selon différents témoins. « Accuser et une chose, mais produire des preuves à l’appui de ces accusations en est une autre », commente l’un d’entre eux.

Pour les quatre activistes, l’affaire s’est d’autant plus corsée qu’elle a pris un tour auquel ils ne s’attendaient pas. Dès le lendemain de leur dépôt de plainte devant la CNLCEI), Noureddin Bongo Valentin avait, par le biais de son avocat, porté plainte en retour pour dénonciation calomnieuse (lire notre article). L’histoire de l’arroseur arrosé pourrait ainsi de nouveau se reproduire.