En marge du Sommet Etats-Unis – Afrique, le président Ali Bongo Ondimba explique la stratégie du Gabon pour préserver la forêt et son incroyable biodiversité

Ali Bongo Ondimba au Sénat des Etats-Unis lundi 12 décembre 2022 à Washington © DR/Communication présidentielle

Le chef de l’Etat gabonais était l’invité de marque d’un « side-event » organisé au Sénat par l’International Conservation Caucus Foundation en marge du Sommet Etats-Unis – Afrique qui se tient du 13 au 15 décembre à Washington. 

Le président Ali Bongo Ondimba a expliqué à son auditoire, parmi lequel de nombreux sénateurs mais aussi le président du Botswana, Mokgweetsi Masisi, comment le Gabon a créé 13 parcs nationaux avec à sa tête une Agence Nationale chargée de gérer ces parcs, ainsi que l’ensemble des zones protégées dans le pays. Il s’agit notamment des réserves d’animaux sauvages et de Parcs marins entre autres.

L’objectif, a-t-il rappelé, est de lutter contre tous les crimes transnationaux contre les animaux sauvages, le commerce illicite de l’or et des ressources halieutiques, organisés par des groupes terroristes ou des gangs organisés.

Les efforts du Gabon, avec l’appui des partenaires notamment américains à l’instar de l’ICCF et bien d’autres, ont permis un repeuplement de la population des éléphants vivant dans le Bassin de l’Ogooué dont le nombre ne cessait de diminuer.

Partant, le message du numéro un gabonais était on-ne-peut-plus clair. « Il existe un lien entre la gouvernance environnementale, la paix, la sécurité et la prospérité économique en Afrique. Tout investissement en matière de Conservation est donc un investissement dans la paix et la sécurité pour tous », a-t-il déclaré.

Le président Ali Bongo Ondimba a également évoqué la stratégie gabonaise de gestion de la forêt qui inclut le développement d’une industrie du bois basée sur l’exploitation durable des ressources et sur la transformation sur place des grumes avant toute exportation. Cette stratégie a permis l’émergence d’une économie forestière créatrice d’emplois plus qualifiés et génératrice de valeur ajoutée plus importante.

« L’ICCF dont le rôle est de promouvoir la question de la Conservation à travers le monde, est une voix qui compte et qui soutient notre pays dans ce domaine », a indiqué le chef de l’Etat gabonais.