En marge de la COP 15 en Côte d’Ivoire, Rose Christiane Ossouka Raponda s’entretient avec Alassane Ouattara

Rose Christiane Ossouka Raponda s'entretenant avec Alassane Ouattara lundi 9 mai 2022 à Abidjan © Facebook

La COP15 contre la déforestation s’est ouverte hier, lundi 9 mai, à Abidjan en présence de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement, dont la Gabonaise Rose Christiane Ossouka Raponda, pour tenter d’agir concrètement face à la dégradation rapide des terres et ses conséquences néfastes pour la biodiversité et les populations.

Moins connue que sa « grande sœur » sur le climat, cette 15e Conférence des parties (COP) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), aborde des questions tout aussi cruciales à l’heure où l’ONU estime que 40 % des terres sont dégradées dans le monde.

Le thème de cet évènement « Terres. Vie. Patrimoine : D’un monde précaire vers un avenir prospère » est « un appel à l’action pour faire en sorte que la terre, qui est notre source de vie sur cette planète, continue de profiter aux générations présentes et futures », souligne le CNULCD dans un communiqué.

Le continent africain très touché

« La Conférence portera une attention particulière à la restauration d’un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici 2030, la pérennité de l’utilisation des terres face aux impacts du changement climatique et la lutte contre l’augmentation des risques de catastrophe tels que les sécheresses, les tempêtes de sable et de poussière et les incendies de forêt », précise l’institution onusienne.

Le continent africain est particulièrement touché par la désertification, notamment dans sa bande sahélienne. La question de la Grande Muraille verte, projet pharaonique qui vise à restaurer cent millions d’hectares de terres arides en Afrique d’ici à 2030 sur une bande de 8.000 km allant du Sénégal à Djibouti, devrait notamment être abordée au cours des travaux qui s’achèveront le 20 mai.

Lors de l’ouverture hier de ce sommet, neuf chefs d’Etats africains étaient présents et de nombreux chefs de gouvernement. C’est le cas en particulier de Rose Christiane Ossouka Raponda qui, en marge de la manifestation, s’est entretenue avec le président ivoirien Alassane Ouattara (voir photo).

A l’échelle continentale comme internationale, le Gabon est considéré comme un leader en matière de protection de l’environnement. Près de 88 % de son territoire est recouvert par l’épaisse forêt équatoriale, l’un des deux poumons verts de la planète et l’un de ses principaux atouts pour lutter contre les dérèglements climatiques.