Elections au Gabon : Le député Alexandre Awassi pointe du doigt certaines dérives et appelle la classe politique à la responsabilité

Le député de Moanda Alexandre Awassi © Facebook/AA

Considéré comme l’une des valeurs montantes les plus sures de la vie politique gabonaise, le député du 2ème arrondissement de la Commune de Moanda dans le Haut-Ogooué a tenu une conférence de presse mardi 18 juillet. Sous des atours diplomatiques, il n’a pas mâché ses mots. Et s’il n’a épargné personne, il n’a pas été tendre avec une certaine opposition.

Pour Alexandre Awassi, les élections couplées du 26 août prochain, une première au Gabon, requiert « inéluctablement un sens élevé de la responsabilité de la part de tous afin de préserver nos acquis dont la paix ».

Et le député de Moanda, élu en 2018 sous l’étiquette « Osons ensemble » et candidat à sa réélection, de citer tour à tour les responsables de l’organisation des élections, les journalistes… avant d’inviter la population « à ne pas tomber dans les fourberies des hommes politiques en perte de vitesse ». Ces acteurs qui, pour être audibles et se prévaloir une certaine crédibilité, « préfèrent vous plonger très souvent dans le sensationnel au moyen des discours fortement remplis de haine et de vices sans même se soucier des conséquences irréversibles pour notre Nation ».

Dans le viseur d’Alexandre Awassi, une partie de l’opposition gabonaise qui, ces derniers temps, pour tenter de réveiller leur campagne jusque-là poussive et attirer à eux la lumière des médias, a choisi de faire de la « politique spectacle » comme le montre l’esclandre du 14 juillet dernier lorsque certains responsables de l’opposition (Barro Chambrier, Missambo, Zibi, Ndong Sima, Jocktane…) ont déboulé avec grands fracas dans l’enceinte du Sénat.

Mais il y a pire, quelques semaines plus tôt, certains d’entre eux n’avaient rien trouvé de mieux que d’attiser le racisme et la xénophobie pour tenter de mettre à mal le président Ali Bongo Ondimba dont la femme, et donc une partie de la famille, est d’origine européenne (lire notre article).

Alexandre Awassi a conclu son propos en évoquant « le chaos enregistré au sortir de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2016 ». Cette année-là, rappelle-t-il, des familles ont été endeuillées, des édifices publics et plusieurs commerces détruits. « De tels événements font non seulement reculer le développement du pays mais aussi fragilisent l’unité nationale », a-t-il averti.

Il en va de la majorité, mais également de l’opposition, qu’il n’en soit pas ainsi cette fois-ci. Cette dernière, en particulier, devrait ne pas l’oublier et renoncer à certains errements récents.