Choisi par l’ONU en raison de sa « forte implication », le Gabon accueillera la Semaine africaine du climat 2022 du 29 août au 1er septembre

Près de 88 % du territoire gabonais est recouvert par la forêt équatoriale, l'un des deux poumons verts de la planète et piège naturel à carbone © DR

La Semaine africaine du climat 2022 (ACW) se tiendra du 29 août au 1er septembre à Libreville, au Gabon. L’ONU Climat l’a annoncé ce mercredi 15 juin par le biais d’un communiqué. Une décision qu’elle justifie par la « forte implication du pays dans la lutte contre le réchauffement et les dérèglements climatiques ». 

L’ACW est un rendez-vous permettant aux parties prenantes de discuter des solutions d’action climatique régionales et de forger des partenariats régionaux. Il s’agit également d’une étape clé sur la voie de la COP 27, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tiendra en Égypte en novembre.

« L’année dernière, plus de 12 000 parties prenantes ont collaboré lors de trois semaines régionales virtuelles sur le climat. Ensemble, nous avons forgé des partenariats, renforcé les plans d’action nationaux pour le climat et créé une dynamique en vue d’obtenir des résultats solides lors de la COP 26. Cela a mis en lumière le puissant potentiel de la collaboration régionale », a déclaré le secrétaire exécutif adjoint d’ONU Climat, Ovais Sarmad.

L’appel à la collaboration régionale a été réitéré par Tanguy Gahouma, conseiller spécial du président du Gabon et secrétaire permanent du Conseil national climat. « Les changements climatiques restent pour nous tous une urgence mondiale qui touche tous les pays. C’est notre plus grand défi collectif. Pour le Gabon, cette Semaine africaine du climat est l’occasion de faire avancer la mise en œuvre du Pacte de Glasgow pour le climat et de l’Accord de Paris, et de positionner les pays africains comme des leaders dans la réponse mondiale au changement climatique. Cette Semaine africaine du climat peut émerger comme un catalyseur de l’action climatique mondiale, car les gouvernements et les parties prenantes abordent ensemble les questions climatiques », a-t-il expliqué.

La Semaine africaine du climat 2022 est accueillie par le gouvernement gabonais et organisée par l’ONU Climat avec les partenaires mondiaux que sont le Programme des Nations unies pour le développement, le Programme des Nations unies pour l’environnement et le Groupe Banque mondiale. Les partenaires de la région comprennent l’Union africaine, la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (UNECA).

L’appel à manifestation d’intérêt pour les organisations participantes est ouvert. Il suffit de se renseigner sur la page internet de l’ACW 2022.Les organisations concernées peuvent se porter candidates pour accueillir un événement parallèle ou partager une expérience ou une annonce importante dans le cadre de l’Action Hub de l’ACW 2022. Les inscriptions seront bientôt ouvertes, après quoi les participants inscrits recevront des mises à jour régulières par courrier électronique, indiquent les organisateurs.

La Semaine africaine du climat 2022 fait partie de la série des Semaines régionales du climat 2022. La Semaine du climat pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord 2022 a donné le coup d’envoi de cette série en mars à Dubaï et a mobilisé près de 4 000 personnes pendant quatre jours. Celle pour l’Amérique latine et les Caraïbes 2022 est prévue du 18 au 22 juillet 2022 à Saint-Domingue, en République dominicaine.

Si l’ONU Climat a choisi le Gabon pour accueillir la Semaine africaine du climat, c’est en raison de la « forte implication du pays dans la lutte contre le réchauffement et les dérèglements climatiques ». En Afrique, le Gabon, dont le territoire est recouvert à près de 88 % par la forêt équatoriale, l’un des deux poumons verts de la planète, est considéré comme le pays le plus en pointe en matière de défense de l’environnement, de protection de la forêt et de préservation de la biodiversité. L’engagement de longue date du président Ali Bongo Ondimba, militant convaincu de la cause environnementale, n’y est pas étranger.