La Cour d’appel de Paris, Patrick Mouguiama-Daouda, Jessye Ella Ekogha, Jean Ping, Me Iréné Mezui, Ebang Nkouele… Les tops et les flops cette semaine au Gabon

Jessye Ella Ekogha, aux côtés du ministre de la Santé, le Dr Guy Patrick-Obiang Ndong (à g), en tête d'une très forte mobilisation samedi 9 avril 2022 à Oyem © Facebook/PDG Gabon

Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.

LES TOPS 

La Cour d’appel de Paris. Dans un arrêt long de 19 pages rendu mardi, la Haute juridiction française a annulé la sentence arbitrale du 19 novembre 2019 qui avait condamné l’Etat gabonais à payer au Groupement Santullo 90 milliards de Francs CFA, auxquels s’ajoutaient 11 milliards de Francs CFA d’intérêts de retard, soit au total 101 milliards Francs CFA. Pour les autorités gabonaises, qui ont entrepris de lutter y compris sur le plan judiciaire contre les détournements de deniers publics, c’est une victoire éclatante qui vient récompenser leur opiniâtreté (lire nos articles ici et ici).

Patrick Mouguiama-Daouda. Le ministre de la Culture et des arts a rendu compte ce vendredi au président Ali Bongo Ondimba de l’état d’avancement de la stratégie de restitution et circulation des biens culturels gabonais présents dans les structures publiques et privées en Occident. Après l’émoi suscité par la vente aux enchères fin mars dernier en France d’un masque Fang pour la somme de près de 3,5 milliards de francs CFA (lire notre article), le chef de l’Etat a tapé du poing sur la table et demandé au gouvernement d’accélérer le rythme en la matière (lire notre article).

Jessye Ella Ekogha. Samedi à Oyem, c’est une véritable marée humaine qui a déferlé dans les rues de la ville pour célébrer (en différé) les 54 ans du Parti démocratique gabonais (PDG, majoritaire) et appelé le « Distingué camarade président » Ali Bongo Ondimba à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2023. Une mobilisation monstre dont l’un des organisateurs n’est autre que le porte-parole et directeur de la communication de la Présidence, Jessye Ella Ekogha, qui s’impose de plus en plus comme la grande figure politique en devenir dans le Woleu-Ntem (lire notre article).

LES FLOPS

Jean Ping. C’est la débandade totale dans les rangs de la Coalition pour la nouvelle République (CNR). Après Frédéric Massavala, René Ndemezo’o Obiang, Féfé Onanga, Jean Eyeghe Ndong et tant d’autres, c’est au tour cette semaine de Bertrand Mekame Mba, le conseiller en communication « historique » de Jean Ping de claquer la porte (lire notre article). Un coup très dur pour l’ex-leader de l’opposition qui n’a, à 80 ans passés, plus la capacité à rassembler son camp.

Me Iréné MezuiMalgré les pressions exercées par l’Ordre des avocats dirigé par Me Lubin Ntoutoume, bâtonnier du Barreau de Libreville, qui multiplie les conférences de presse et déclarations tapageuses, la Justice gabonaise n’entend pas céder. Me Irénée Mezui Mba restera bien dans sa cellule de la prison du Château à Port-Gentil. Il est soupçonné d’escroquerie pour un montant de plusieurs centaines de millions de francs CFA (lire notre article).

Ebang Nkouele. Ce retraité de 70 ans a été écroué à la prison d’Oyem. Il aurait violé une fillette de 10 ans, N.M.M, élève en 5e année dans une école catholique, qu’il aurait abusé à la sortie de l’école. Les faits auraient été commis le 29 mars dernier derrière l’ancien hôpital, dans le 2e arrondissement du chef-lieu de la province du Woleu-Ntem.