Vidéo : quand les partisans de Barro Chambrier tentent de piéger le candidat du PDG, favori du second tour des législatives

Les partisans d'Alexandre Barro Chambrier ont tenté cette semaine de piéger le jeune candidat du PDG, Séverin Pierre Ndong Ekomi © Imprim écran

En grande difficulté alors qu’il doit affronter un périlleux second tour lors des élections législatives le 27 octobre prochain, Alexandre Barro Chambrier joue son va-tout pour tenter de décrocher un poste de député. Cette semaine, ses partisans ont essayé de piéger son adversaire, le jeune candidat du PDG, Séverin Pierre Ndong Ekomi.

Alexandre Barro Chambrier à la pression. Persuadé d’être élu dès le premier tour des législatives le 6 octobre dernier sur le premier siège dans le quatrième arrondissement de Libreville, celui-ci est aujourd’hui contraint à un périlleux second tour par un jeune candidat du PDG, Séverin Pierre Ndong Ekomi. Seules 1,41 % des voix séparent les deux hommes. Barro Chambrier ayant obtenu 40,19 % contre 38,78 % à son adversaire qui a engrangé mardi dernier le ralliement de la candidate arrivée troisième avec 15,13 % des voix (Patricia Carlie Taye, épouse Zodi, du Centre des libéraux réformateurs), lui donnant de fait le statut de favori pour l’élection finale.

Du coup, au QG d’Alexandre Barro Chambrier, l’heure est à la fébrilité. C’est dans ce contexte que certains de ses partisans, pour le moins zélés, n’ont sans doute rien trouvé de mieux que de piéger le jeune candidat du PDG. Comment ? En tentant de pousser à bout le candidat du PDG afin que lui ou ses partisans s’en prennent à des journalistes et ne cassent leur caméra.

Sauf que sur la vidéo de la scène qui fait le buzz sur les réseaux sociaux (voir ci-dessous), on entend clairement Séverin Pierre Ndong Ekomi appeler ses partisans au calme alors que la tension, sous l’effet de groupe, est des plus vives. Autre détail troublant : cette caméra, présente sur les lieux par hasard a-t-on assuré, appartient à Gabonews, un média propriété de la famille Gondjout, très proche de Barro Chambrier.

« Clairement, l’objectif pour le président du RHM et ses partisans étaient de faire sortir le candidat du PDG de ses gonds afin de le faire apparaître comme un voyou de bas quartier », explique un professeur en communication politique de l’UOB. « Mais la ficelle est un peu grosse. Et surtout, ça n’a aucun impact lors d’une élection. Les gens se déterminent par rapport à d’autres critères et ces critères, il faut bien le reconnaître, ne penchent pas en faveur de Barro Chambrier », analyse l’universitaire, pourtant réputé proche de l’opposition.

Les partisans de Barro Chambrier se sont sans doute fait plaisir en faisant (à tort quand on regarde attentivement le contenu de la vidéo) le buzz sur les réseaux sociaux. Mais ils risquent fort de déchanter au soir du 27 octobre, jour du deuxième tour des législatives, leur leader risquant de subir le même sort que Guy Nzouba Ndama, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi ou encore Paul Marie Gondjout. Éliminés dès le premier tour, ceux-ci seront privés d’un fauteuil de député dans la prochaine assemblée.