
C’est demain, vendredi 11 août, que s’ouvrira la campagne officielle. Elle durera 15 jours jusqu’au jeudi 24 août à 23h59.
Pour lancer sa campagne, le président Ali Bongo Ondimba a choisi la gare d’Owendo. Le rendez-vous a été fixé tôt le matin, à huit heures, l’heure où les Gabonais s’affairent déjà. Le meeting proprement dit aura lieu, lui, à midi.
Outre l’horaire, le lieu aussi est symbolique. Doublement même. D’une part, la garde d’Owendo est située dans l’un des principaux centres industriels du pays. « C’est le signe du Gabon qui travaille », confie un conseiller du président. D’autre part, c’est le point d’arrivée et le point de départ de la Transgabonaise, la ligne de chemin de fer qui relie le pays d’est en ouest.
Ce choix fait écho à celui opéré il y a un mois par le chef de l’Etat pour l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle. Le 9 juillet dernier, c’est dans la ZIS de Nkok, un autre poumon économique du pays, qu’Ali Bongo Ondimba s’était déclaré.
« Il faut y voir la volonté du président de mettre en valeur le Gabon qui travaille, qui avance, qui se développe », insiste un membre de son équipe de campagne.

Le 26 août prochain, le Gabon tiendra le même jour trois scrutins : une présidentielle, des législatives et des locales. Aux yeux des observateurs nationaux comme internationaux, Ali Bongo Ondimba et le PDG apparaissent comme les grands favoris de ces élections face à une opposition divisée et étêtée, sans leader véritable, qui, plutôt que d’exposer son propre projet, a pris le parti de se livrer à une critique sans nuance du bilan du président. Au risque de sombrer dans le populisme.







