Terrorisme : Alors que s’ouvre à Pau (France) le sommet du G5 Sahel, l’UA se donne rendez-vous ce lundi à Libreville (Gabon)

Ali Bongo Ondimba le 28 décembre 2019 à Libreville lors de ses vœux aux forces de défense et de sécurité © DR

Libreville accueille les 13 et 14 janvier le 7ème séminaire du conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine avec la participation des trois pays africains membres non permanents du conseil de sécurité de l’ONU.

Pour le Gabon, il s’agit d’un événement. C’est la seconde fois en 14 ans que le pays, dont l’armée est réputée être l’une des mieux entraînée et équipée en Afrique, accueille le CPS de l’UA, conçu comme une plateforme de concertation et d’harmonisation des points de vue des pays africains sur la situation sécuritaire sur le continent afin qu’ils s’expriment d’une seule voie à la tribune de l’ONU.

Les travaux de ce séminaire seront ouverts par le premier ministre gabonais, Julien Nkoghe Bekalé, en présence des membres du gouvernement, du commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, des représentants des Nations Unies, du ministre burundais des Affaires étrangères, président du CPS pour le mois de janvier, et de nombreux ministres et ambassadeurs africains, indique un communiqué officiel.

La situation en Centrafrique, de même que la situation sécuritaire au Sahel et en Libye seront abordées en priorité, précise ce même communiqué.

Coïncidence, le séminaire de Libreville se tient au même moment que le Sommet du G5 Sahel qui se déroule à Pau (France). Autour d’Emmanuel Macron, les présidents des cinq pays sahéliens particulièrement visés par le terrorisme djihadiste (Burkina Faso, Mali, Mauritanie Niger et Tchad) se retrouveront pour une réunion dite de clarification.

L’UA n’entend pas en effet être passive sur ce dossier qui engage la sécurité d’une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, mais qui impacte aussi – et de plus en plus – l’Afrique centrale (Cameroun, Tchad, voire est de la RDC).

Libreville, à nouveau au centre du jeu diplomatique

Quoi qu’il en soit, après le sommet extraordinaire de la CEEAC le 18 décembre dernier, ce séminaire du conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui se tient lui aussi à Libreville sonne comme une nouvelle victoire diplomatique pour le Gabon, dont le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, reconnu pour son activisme à l’international (en matière de lutte contre le terrorisme, mais aussi pour la protection de l’environnement), est désormais de retour dans le grand concert des Nations.

Sauf imprévu ou contrainte impérative d’agenda, le numéro un gabonais devrait participer au prochain sommet ordinaire de l’UA qui se tiendra début février prochain à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.