
L’ancien commandant de la garde d’honneur de la « GR », Kelly Ondo, et ses trois complices ont été condamnés à 15 ans de prison et 31 millions de FCFA d’amende par la Cour spéciale criminelle. Une peine nettement en deçà de celle requise par le ministère public.
Le 7 janvier 2019, une dizaine de jeunes de militaires dirigés par le lieutenant Kelly Ondo Obiang avaient pris d’assaut les installations de la télévision nationale.
Leur objectif : diffuser un message annonçant la prise du pouvoir par « une partie de l’armée ». Il avait fallu moins de deux heures aux forces de défense gabonaises pour déjouer ce coup d’État, intervenu un peu plus de deux mois après l’AVC du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba.
A la barre, Kelly Ondo Obiang a martelé avoir agi de son propre chef pour empêcher un autre putsch dont il attribue l’initiative à l’ex-patron des services secrets, Frédéric Bongo, exfiltré depuis en Afrique du Sud.
L’ex officier et ses trois complices ont au final été condamnés à 15 ans de prison et 31 millions de FCFA d’amende par la Cour spéciale criminelle. Ils ont en outre été radié des effectifs de l’armée. Des peines nettement inférieures à celles requises par le ministère public qui avait plaidé en faveur de la perpétuité.
Son avocat a annoncé se pourvoir en cassation.
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