Télévision : Menaces de mort et insultes racistes à Gabon 24

La directrice générale de Gabon 24, Laure Bigourd (deuxième en partant de la droite) © DR

Gabon 24 a annoncé qu’elle pourrait déposer plainte contre le patron de 2B Winners en raison d’accusations graves qu’il aurait proféré à l’encontre de la directrice générale de la chaîne de télévision publique, Laure Bigourd.

Prise à partie sur les réseaux sociaux par un jeune entrepreneur gabonais, Bernard Christian Rekoula, qui l’accuse ad hominem d’avoir conduit son entreprise, 2B Winners, l’un des prestataires de Gabon 24 au bord de la faillite, la directrice générale de la chaîne de télévision publique, Laure Bigourd, pourrait bientôt déposer plainte.

Celle-ci dénonce « la gravité de certaines allégations » du patron de 2B Winners qui lui réclame plus de 30 millions de francs pour des prestations qu’il aurait effectuées pour le compte de la télévision dont elle a la charge, mais également pour avoir résilié unilatéralement le contrat qui les liait.

Dans un communiqué, la chaîne d’information publique en continu dénonce « une campagne de dénigrement » contre sa patronne et assure que les griefs de Bernard Christian Rekoula, qui dit notamment avoir été menacé par Laure Bigourd et certains collaborateurs du président Ali Bongo Ondimba, « sont totalement infondés et contraires à la réalité des faits ». À Gabon 24, l’on regrette d’ailleurs la personnalisation d’« un litige commercial entre deux personnes morales ».

Menaces de mort et insultes racistes

La chaîne assure avoir entrepris toutes les démarches pour régler ce différend commercial. « Les deux parties (avaient alors) donné mandat à leurs conseils respectifs d’organiser des séances de travail en vue de régler le différend à l’amiable. Toutefois, contre toute attente, monsieur Rekoula a choisi de personnifier ce litige en indiquant à l’opinion publique que madame Bigourd était la coupable de ses prétendus malheurs », indique Gabon 24 qui adjure le patron de 2B Winners d’avoir un « comportement républicain » en saisissant les juridictions compétentes pour le règlement de ce litige, sachant que, compte tenu des circonstances, aucun règlement à l’amiable n’est plus envisageable.

En attendant, Bernard Christian Rekoula devra s’expliquer à la Brigade Sud de Libreville qui lui a dressé deux convocations ces derniers jours. Des sources proches du dossier indique qu’il aurait proféré des menaces de mort et des insultes racistes à l’encontre de la directrice générale de Gabon 24.