Succès du lancement de la concertation majorité-opposition sur les élections au Gabon : Ali Bongo Ondimba remporte son pari

Ali Bongo Ondimba respectueusement salué par Séraphin Akure-Davain ce 13 février 2023, jour de l'ouverture de la concertation majorité-opposition sur les élections, au Palais Rénovation © Communication présidentielle

101 partis politiques ont répondu présents à la concertation bipartisane ouverte ce lundi 13 février par le président Ali Bongo Ondimba au Palais Rénovation. Parmi eux, l’ensemble des principaux partis de l’opposition : Les Démocrates, le RHM, l’UN, le PSD, etc.

« Que vous soyez issus des rangs de l’opposition ou de la majorité, vous avez été nombreux à répondre à mon invitation », a déclaré Ali Bongo Ondimba dans son discours d’ouverture à la concertation majorité-opposition sur les questions électorales ce lundi 13 février.

« Ces retrouvailles témoignent, à tous égards, de l’amour que nous avons en partage pour le Gabon (..). Elles témoignent de ce bel engagement, qui nous fédère, à préserver l’intérêt supérieur de notre pays et de sa population », a ajouté le Chef de l’Etat, soulignant que « cette population (…) nous appelle à dépasser, à transcender nos divergences et nos opinions partisanes. »

« A quelques mois de la présidentielle, Ali Bongo Ondimba réalise là un joli coup politique », commente un professeur en science politique. « Il fait la démonstration de ses capacités à rassembler l’ensemble de l’échiquier politique du pays. Quoi qu’on en pense, l’image va frapper les Gabonais. »

La leçon du chef de l’Etat à une partie de l’opposition

« En outre, » complète-t-il, « en annonçant une concertation similaire sur les questions économiques et sociales, le chef de l’Etat donne une leçon à une partie de l’opposition qui a fait des questions électorales l’alpha et l’omega. Or, rappelle le président, ce qu’attendent les Gabonais, c’est avant tout des avancées en matière économique et sociale. Pour le dire autrement, les questions électorales sont un moyen, l’économique et le social, une fin », explique l’universitaire.

A l’évidence, le président Ali Bongo Ondimba a tiré toutes leçons du précédent de 2016. Un excès de confiance et un manque de préparation au sein de ses équipes avaient alors failli lui coûter la victoire.