
Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.
LES TOPS
Sœur Virginia. Âgée de 70 ans, sœur Virginia Hernandez est décédée ce mercredi en Guinée équatoriale des suites d’une maladie. Membre de la congrégation des filles de Marie auxiliatrice depuis l’âge de 20 ans, elle a consacré sa vie aux autres. Très éprouvée par ce décès, la Première dame lui a rendu un hommage émouvant. « Sœur Virginia, s’en est allée. Elle a consacré, avec tant de sincérité, sa vie, à l’éducation des jeunes au Gabon. Mes condoléances aux sœurs salésiennes ainsi qu’à tous ceux qui, à un moment de leur existence, ont trouvé refuge et réconfort auprès d’elle », a écrit Sylvia Bongo Ondimba sur son compte Twitter. En avril 2021, Sœur Virginia Hernandez avait reçu des mains de la première Dame le « Prix d’encouragement » décerné par la Fondation Sylvia Bongo Ondimba d’une valeur de 10 millions francs CFA en récompense les œuvres sociales des sœurs salésiennes. Depuis plus de 30 ans en effet, celles-ci sont engagées auprès des femmes et des filles dans le domaine de l’éducation. Elles disposent d’un centre qui offre des cours d’alphabétisation, ainsi que des ateliers de formation en pâtisserie, couture, coiffure et informatique.
Gustave Mayi. Promu directeur général de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) lors du Conseil des ministres mardi, celui qui était directeur général adjoint de la technique chargé des opérations, il remplace à ce poste stratégique Alain Patrick Kouma nommé il y a tout juste un an. Il s’agit de l’un des postes les plus stratégiques au Gabon. La distribution d’eau et d’électricité est un enjeu majeur pour l’amélioration du quotidien des Gabonais et l’une des grandes priorités du président Ali Bongo Ondimba qui souhaite une fourniture d’eau et d’électricité en continu, sans coupures intempestives, dans le Grand Libreville d’ici 2023 comme il l’a rappelé dans son discours des vœux le 31 décembre dernier (lire notre article).
Aaron Boupendza. De retour en club après une belle Coupe d’Afrique des Nations avec le Gabon, le capitaine des Panthères continue de briller. Lors de la réception de Al Shamal vendredi, il a inscrit un doublé permettant à son équipe de l’emporter 4-2 lors d’un match qui comptait pour la 17ème journée de la Qatar Star League.
LES FLOPS
Pierre Alain Mounguengui. La Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) a convoqué le président de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) à son siège ce lundi 7 février pour « affaire le concernant ». « Votre présence est obligatoire », précise le courrier adressé à son attention et daté du 2 février. Si rien n’a filtré sur le motif de cette convocation, difficile de ne pas envisager qu’elle est en rapport avec des faits de corruption ou d’enrichissement illicite. Affaire à suivre.
Edson Mvou Tsinga. Promu lors du Conseil des ministres du 23 mars 2021, le DG de la Société gabonaise de raffinage (Sogara) a été limogé de son poste lors du Conseil des ministres ce mardi. Il a été remplacé par Kevin Moungala. Ce dernier, fort d’une solide expérience acquise auprès de Weatherford, une compagnie parapétrolière américaine, arrive à la tête d’une société d’État (68,84 % des parts pour l’État contre 31,16 % pour des actionnaires privés) qui n’est à ce stade pas parvenu pas à trouver un modèle économique viable et à équilibrer ses comptes (lire notre article).
Ministre X. Cette semaine, un article de notre confrère Médias 241 a mis en lumière certaines pratiques détestables et trop largement répandue au sein de la presse gabonaise. Des ministres mais aussi des responsables d’institutions et d’entreprises publiques céderaient au « chantage » de certains médias (singulièrement des médias en ligne proches de l’opposition) afin de ne pas subir leur courroux. Concrètement, les « victimes » doivent payer pour obtenir des articles positifs. Si elles refusent, ce sont des articles négatifs qui sont publiés en lieu et place. Si certains comme le premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda refuse obstinément – et à juste titre – de céder à la pression quitte à en payer le prix (les exemples abondent en ce sens), d’autres en revanche n’hésitent pas à donner suite à ce genre de sollicitations. Parmi les ministres qui s’adonnent à cette pratique, il en est un qui se démarque tout particulièrement. Ce « ministre X », pour ne pas le nommer, bénéficie à la fois d’une couverture exhaustive et élogieuse de ses activités au sein d’un média qui, par ailleurs, à longueur d’articles, dénigre l’action du premier ministre et fait notoirement campagne pour la destitution du président de la République Ali Bongo Ondimba (lire notre article).







