[Série] Il s’engage en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon : Mays Mouissi

L'analyste financier Mays Mouissi défend sur les réseaux sociaux la dépénalisation de l'homosexualité au Gabon © DR

Alors que la loi de dépénalisation de l’homosexualité au Gabon a été adoptée par l’Assemblée nationale et est en cours d’examen au Sénat et que la société gabonaise parait divisée sur ce sujet, un certain nombre de personnalités ont pris position en faveur de ce texte. C’est le cas de l’analyste financier, Mays Mouissi.

Depuis près d’une semaine, il féraille sur les réseaux sociaux. Pour pourfendre les insultes homophobes et faire reculer l’intolérance. Et, à en juger par les réactions hystériques, qui frisent souvent l’irrationnel, c’est peu dire qu’il a du boulot…

Pris à parti sur les réseaux sociaux en raison de ses positions favorables à la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon – « l’homosexualité était dépénalisé au Gabon jusqu’au 5 juillet 2019, c’est-à-dire pendant quasiment toute notre vie d’Etat indépendant (depuis 1963, NDLR) et ça ne gênait personne », fait-il observer sur son compte Twitter -, Mays Mouissi, connu pour son sens de la répartie, ne s’en laisse pas compter.

A un twittos qui lui dit : « J’avais de l’estime et du respect pour vous mais votre post vient de me dégoûter« , l’analyste financier réplique toujours sur Twitter sans se démonter : « Fondamentalement votre dégoût ne changera rien à ma vie. Depuis quand le respect s’acquiert en étant homophobe ? » 

Quand un autre twittos lui fait observer que « la Constitution Gabon dit bien que la famille est la cellule de base naturelle de la société, le mariage en est le support légitime. Ils sont placés sous la protection particulière de l’Etat. Et c’est ce même État qui vient de faire voter la dépénalisation de l’homosexualité« , Mays Mouissi rétorque aussitôt, en faisant mine de s’interroger : « Mais quel est le rapport entre le fait que la Constitution dispose que la famille est la cellule de base de la société et le fait de mettre un homosexuel en prison juste parce qu’il est homosexuel ? Je veux comprendre ».

Le 23 juin dernier, alors que le débat sur l’homosexualité commençait à prendre de l’ampleur, l’analyste financier s’adressait en ces termes, toujours sur le même réseau social, à ses compatriotes : « Si j’ai un conseil à donner à mes frères gabonais avant d’aller me coucher, c’est de regarder dans un dictionnaire la définition des deux mots suivants : dépénalisation et légalisation. Ça nous éviterait de lire tous les amalgames et hors-sujet qu’on a vu aujourd’hui. »

Un conseil que certains seraient bien inspirés de suivre…