
Si 90 % des parlementaires qui se sont exprimés ce jeudi 6 avril ont voté en faveur de l’adoption du projet de loi de révision constitutionnelle visant à intégrer dans la Loi fondamentale les propositions issues de la concertation bipartisane sur les élections de février dernier, une poignée d’entre eux, notamment Les Démocrates, se sont abstenus alors même qu’ils ont pris une part active à ce travail. Une attitude ni cohérente ni courageuse qui leur a valu des remontrances de la part du premier ministre.
« Il faut du courage en politique. Il faut de la cohérence en politique. La politique requiert courage et cohérence », a tonné le premier ministre ce jeudi 6 avril au Palais Léon Mba devant les députés et sénateurs réunis en Congrès.
« On ne peut pas avoir obtenu tout ce qui vient d’être énuméré et prôner l’abstention », s’est offusqué Alain-Claude Bilie-By-Nze. « C’est à la fois faire preuve d’incohérence et de manque de courage ». D’aucuns ont même évoqué une forme de « duplicité.
Dans le viseur du chef du gouvernement : Les Démocrates. Ceux-ci, après avoir pris une part très active à cette concertation, ont, au dernier moment, appelé à l’abstention.
Leur président honoraire, Séraphin Akure-Davain, a même été vice-président de la Concertation et il a participé de bout en bout aux travaux.
Quelques minutes avant le vote, celui-ci a tenté de justifier l’abstention, qui a tout lieu d’une tergiversation, de sa formation politique. « Notre abstention lors des votes précédents et de ce jour traduit notre scepticisme quant au respect des engagements pris par votre camp », a-t-il déclaré de manière peu convaincante.
Reste l’essentiel. Le projet de révision a bien été adopté. Et à une très large majorité (lire notre article).







